"Réfléchir une ou deux semaines et ne pas se précipiter peut avoir un effet incroyable dans le futur. Pas à pas, c'est ce qu'il y a de plus sage", a-t-il insisté dimanche dans le journal de la VRT.

L'épidémiologiste s'est par ailleurs réjoui que la campagne de vaccination dans notre pays prenne sa vitesse de croisière. "Nous sommes en train de combler le retard sur les plus de 65 ans. Nous pouvons ainsi passer plus rapidement à la population générale", a-t-il déclaré.

Les indicateurs de l'épidémie semblent enfin baisser à nouveau, s'est également félicité M. Van Damme, tout en soulignant que le taux de positivité de 8% reste trop élevé. "La courbe doit redescendre et ne pas rester bloquée sur un plateau élevé. L'augmentation du nombre de vaccinations y contribuera, mais pas à elle seule", a-t-il poursuivi, indiquant que rouvrir les écoles reste une priorité.

"Ce n'est qu'après", estime-t-il, "qu'il sera possible de s'asseoir avec d'autres secteurs comme l'horeca et la culture et de voir ce qui est possible".

Sans s'avancer sur la réouverture prévue des cafés et restaurants le 1er mai, il souligne l'existence de plans pour l'intérieur et l'extérieur. "Nous devrions les remettre sur la table", pense-t-il. "Cela doit se faire en fonction des critères convenus pour assouplir les mesures, comme un maximum de 75 admissions quotidiennes dans les hôpitaux. Nous ne pouvons pas les laisser tomber."

Vandenbroucke n'a pas voulu parler de réouverture

Le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, n'a pas voulu s'exprimer dimanche sur une possible réouverture du secteur de l'horeca au 1er mai mais a laissé entrevoir un possible allègement de l'interdiction des voyages non essentiels en vigueur jusqu'au 18 avril prochain. Invité du journal de la chaîne de télévision privée VTM à trois jours d'une nouvelle réunion du comité de concertation, il a souligné que la situation sanitaire restait sérieuse, même si le nombre de nouvelles contaminations au Sars-CoV-2 et d'hospitalisations était en baisse.

"Nous ne devons pas jouer au poker avec la capacité de nos hôpitaux. Cela met en danger les soins de santé pour tout le monde", a répété M. Vandenbroucke (Vooruit) à plusieurs reprises. Actuellement, il n'y a que 114 lits intensifs disponibles dans notre pays. "C'est encore beaucoup trop risqué", a-t-il souligné.

Mais il s'est refusé d'indiquer si la réouverture prévue des entreprises de l'horeca le 1er mai serait remise en question, comme l'a suggéré le commissaire fédéral corona, Pedro Facon. Le ministre a souligné qu'une telle réouverture devrait principalement se faire "en toute sécurité", afin d'éviter toute surcharge des hôpitaux.

L'interdiction des voyages non essentiels vers d'autres pays de l'Union européenne expire en principe dimanche prochain, le 18 avril.

M. Vandenbroucke a laissé entendre dimanche que cette mesure, contestée par l'UE, ne serait pas prolongée. "Mais il y aura des contrôles et des sanctions pour les personnes revenant d'une zone rouge sans se faire tester", a-t-il prévenu.