Le ministre de la justice est revenu sur l'augmentation du tarif des amendes en cas de "lockdown party". Depuis le début du confinement, tout participant à ce genre de fête illégale qui se fait pincer par la police écopait d'une amende de 250 euros tandis que l'organisateur devait en payer 750. Récemment, de plus en plus de soirées sont illicitement organisées à travers le pays. Les autorités ont donc décidé de durcir les amendes pour persuader les fêtards de s'abstenir durant quelques temps. Désormais les participants écopent d'une amende de 750€ et les organisateurs devront désormais en payer 4000 ! 

Une décision juste selon Van Quickenborne: "Il y a eu des exagérations la semaine dernière, des gouverneurs qui ont parlé de contrôler le nombre de voitures devant les maisons etc. Il y avait besoin de clarté. (...) Maintenant tout le monde sera sur la même ligne".

Le ministre libéral est aussi revenu sur les contrôles qui pourraient avoir lieu durant les fêtes pour surveiller si les mesures prises par les autorités sont bien surveillées. "Bien évidemment il faut du contrôle, mais je ne veux pas mettre la police près chaque maison. Il faut que les gens se motivent à respecter les règles. Aujourd'hui, on constate que 80% des personnes disent qu'ils vont respecter les règles." 

Pas d'assouplissement

Sur les antennes de la RTBF ce matin, il était aussi question du Comité de concertation de ce vendredi. Un assouplissement n'est pas envisageable, au vu des récents chiffres qui traduisent l'épidémie de Covid en Belgique. "Les chiffres sont inquiétants", clame Vincent Van Quickenborne. "Il n’y a pas d’espace pour assouplir. Je peux quand même dire que si la Belgique était l'un des pires pays en terme de chiffres, on fait aujourd'hui mieux que les Pays-Bas ou que l'Allemagne. Il faut continuer à respecter les règles. Désormais il y aura plus de contrôles aux frontières. Ouvrir puis fermer les magasins non-essentiels ? Il ne faut pas être dans un système de yo-yo. Ce ne serait pas une bonne chose. La courbe des hospitalisations descend. Celle des contaminations augmente mais on fait plus de testing. Avec les vacances de Noël, on pourrait peut-être faire diminuer la courbe car il n'y aura plus de contacts sociaux et d'école." 

Vincent Van Quickenborne a également évoqué la solidarité politique du gouvernement face à cette crise sanitaire.