Une étude réalisée au nord du pays a établi une liste des situations dans lesquelles les personnes ont le plus fréquemment été contaminées. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, c'est bien chez eux que bon nombre de patients sont tombés malades. En effet, selon les données récoltées par l'Agence flamande de la Santé au sujet d'une soixantaine de foyers de contamination, l'endroit où le plus grand nombre de personnes a été infecté est le domicile familial, suivi par les rencontres au sein de la "bulle" et ensuite par le lieu de travail.

Un constat qui ne surprend pas Steven Van Gucht, porte-parole interfédéral Covid-19. "Dans le contexte familial, nous continuons à avoir des contacts étroits les uns avec les autres", a-t-il confié à nos confrères de Het Nieuwsblad. Une tendance similaire est observée aux Pays-Bas où presque la moitié des malades ont contracté le virus chez eux.


Dans les cafés et restaurants, la situation semble correctement gérée et les cas peu nombreux. " Cela s'explique notamment par les règles strictes qui ont été adoptées", a estimé le chef de service des maladies infectieuses chez Sciensano. Cela signifierait-il qu'il faut envisager des mesures plus strictes au sein même du domicile, tel que le port du masque ? M. Van Gucht n'y croit pas. "Le gouvernement n'obligera jamais une telle chose", a-t-il conclu, soulignant tout de même que le principe était "défendable". 

Actuellement, en Belgique, il est possible de voir cinq personnes par ménage (la fameuse bulle de cinq). Cette règle limite fortement les contacts sociaux mais semble se justifier au vu des données collectées par l'Agence flamande de Santé. Le Conseil national de sécurité a, par ailleurs, décidé de maintenir cette restriction jusqu'à la fin du mois de septembre, comme le demandaient un grand nombre d'experts. D'autres scientifiques, comme l'épidémiologiste Yves Coppieters (ULB), avaient pour leur part appelé à ce que soit éclatée cette bulle, qu'ils considèrent comme "absurde".