De l’aveu même du Premier ministre Alexander De Croo (Open-VLD), la question des voyages était l’un des points les plus importants du Comité de concertation. "Ce printemps a été particulièrement froid et pour beaucoup, l’été sera synonyme de voyages", explique le libéral flamand.

Comme prévu, le ciel s’éclaircit pour le secteur : les restrictions pour voyager vont être allégées cet été. "C’est une très bonne nouvelle", s’enthousiasme Nathalie Pierard, la porte-parole de l’aéroport de Bruxelles. "Cela amène enfin de la clarté pour le voyageur."

Une gratuité bienvenue

Selon elle, la gratuité des deux tests PCR va soulager de nombreux Belges qui n’auront reçu qu’une dose de vaccin, voire aucune d’ici l’été. "Payer ces tests pouvait être un vrai frein au voyage pour certaines familles." La porte-parole rappelle toutefois que des règles spécifiques demeurent pour chaque pays de destination et que les Belges doivent s’y conformer. "On voit qu’en France ou en Grèce, les personnes totalement vaccinées sont désormais aussi acceptées sans test. Il faudrait une harmonisation allant dans ce sens au niveau européen."

Test-Achats salue également positivement cette annonce de tests gratuits. Selon l’organisation de défense des consommateurs, le "budget voyage" de beaucoup de Belges a été mis à rude épreuve et le prix des tests PCR (plus de 40 euros) "ajoute une charge financière supplémentaire pour ceux qui souhaitent voyager". Toutefois, Test-Achats constate que si l’Europe prévoit également que les tests rapides, moins onéreux, soient valables pour voyager, ce n’est officiellement pas le cas dans notre pays. Même son de cloche auprès du tour-opérateur Tui qui voudrait aussi que ces tests rapides soient disponibles en Belgique.

Qui va contrôler ?

Le tour-opérateur espère également que ces allégements de règles sur les vols européens vont rapidement être étendus aux voyages en dehors de l’Union européenne. "En attendant, nous avons proposé au gouvernement, en collaboration avec d’autres acteurs du tourisme, d’organiser des Safe Travel Corridors (avec des mesures sanitaires et des tests renforcés). Nous espérons recevoir une réponse positive dans les plus brefs délais afin de rendre possibles les voyages vers les destinations plus lointaines."

Enfin, la dernière incertitude reste celle du fameux certificat européen numérique. Le Comité de concertation n’a pas répondu clairement aux questions des aéroports. Qui doit contrôler ce laissez-passer censé entrer en vigueur le 1er juillet ? Les compagnies, la police, les autorités aéroportuaires ? "On est toujours dans le flou, déplore Nathalie Pierard.