À deux jours du Comité de concertation consacré à la culture et à l'Horeca, comment rouvrir ces secteurs à l'arrêt depuis plusieurs mois, sans risquer de saturer les soins intensifs, encore sous pression ? Entre marchandage politique et risque épidémiologique, quel protocole appliquer pour l'ouverture des terrasses ? L'épidémiologiste Yves Coppieters est revenu sur ces problématiques ce mercredi matin dans "Il faut qu'on parle", le nouveau rendez-vous présenté par Maxime Binet sur DH Radio.

"C'est vrai qu'après chaque Codeco, on attend des mesures ambitieuses, des mesures cohérentes, des mesures qui sont justifiées et explicables. Ce n'est malheureusement pas ce qui arrive. C'est toujours un patchwork de mesures. Des mesures issues de négociations politiques", déplore d'emblée Yves Coppieters. Alors la Belgique peut-elle avancer comme ça ? Pour l'expert, il faut des "mesures beaucoup plus fortes" et ne surtout pas faire marche arrière comme on l'a fait précédemment. "Ça, c'est une catastrophe", a estimé le professeur en santé publique de l'ULB. Autre point important dans la lutte contre l'épidémie : gagner l'adhésion de la population aux mesures.

Quant à la réouverture des terrasses, Yves Coppieters est clair : "On parle de mesures encadrées et à moindre risque. Je pense qu'on aurait pu aussi les rouvrir le 1er mai". "Sur un plan épidémiologique, je pense que toutes les activités à l'extérieur sont des activités envisageables si elles sont encadrées par des protocoles assez rigoureux", insiste l'expert. L'expert plaide également pour une fermeture des terrasses à 23 heures.

L'entièreté de l'émission est à revoir ci-dessous !