Yves Van Laethem, qui a participé à sa dernière conférence de presse "Covid-19", est revenu sur l'épidémie de coronavirus en Belgique.

"Je pense que la deuxième grande vague est écartée pour l'instant", a déclaré le porte-parole interfédéral Covid-19 sur le plateau de RTL. Si l'expert rappelle que le virus est toujours là et qu'il faudra s'habituer à vivre avec, il se veut positif. "J'aimerais bien qu'on attende fin juin pour voir ce qu'il se passe. Mais je pense quasi certainement qu'on n'aura pas de deuxième vague, maintenant et dans les mois qui viennent. Il faudra attendre le retour des vacances, pas parce qu'on risque de l'attraper plus facilement ailleurs, mais parce qu'en vacances les gens risquent de moins bien suivre les mesures de distanciation. Il faudra surveiller l'automne et l'hiver si, d'ici là, j'espère, on n'a pas de problèmes."

Le spécialiste des maladies infectieuses rappelle d'ailleurs que si la courbe de progression de la maladie a pu être "cassée", c'est grâce à la mise en place d'un confinement, et de son respect par la plupart des Belges. "Le déconfinement ne s'est pas mal passé", souligne-t-il, tout en voyant "quelque chose d'autre" dans la baisse des chiffres. "Personne ne sait ce qui prédomine là-dedans entre un cycle saisonnier, une immunité de groupe liée à d'autres petits coronavirus qui engendrent moins de problèmes, à des facteurs génétiques qui font qu'une partie de la population ne serait pas sensible. Tout ceci reste des conjectures."

Il n'empêche que le résultat est là : les chiffres des nouvelles hospitalisations sont en baisse, tout comme ceux des décès. Seules les nouvelles contaminations augmentent encore légèrement. Mais rien d'inquiétant, pour l'expert. "On est sur un plateau, on risque de rester sur ce plateau pendant un certain temps, autour de 100 contaminations. Bien sûr, on voudrait que ça disparaisse, parce que malgré tout une transmission continue à se faire. Je pense que ça serait utile de savoir quel est le profil des personnes contaminées, pas pour les accuser, mais pour comprendre où le bât blesse, pour comprendre ce qu'on pourra faire pour que ces cas diminuent."

"On va sans doute vivre d'une manière chronique avec ce virus, en le tenant à distance le mieux possible", explique Yves Van Laethem qui rappelle qu'il n'y a toujours pas de vaccin ni de médicaments vraiment efficaces. "Il va falloir apprendre à ce qu'il soit là. Ce serait étonnant qu'il disparaisse spontanément."