L'appel du personnel soignant et des médecins en première ligne de ce mardi matin n'aura pas été vain. Si la phase 1A, qui doit durer 3 semaines, prévoyait bel et bien que le personnel soignant soit vacciné en priorité, ce sont les résidents des maisons de repos qui devraient normalement bénéficier du vaccin en premier lieu. "L e personnel de soins sera vacciné après celui des maisons de repos à cause de cette mortalité élevée et des résidents qui en grande majorité ont encombré le système hospitalier et mis le personnel sous pression. En vaccinant les résidents, on participe à cette mise en ordre de notre système hospitalier que les soignants, à juste titre, réclament ", rappelle Yvon Englert, le porte-parole de la task-force sur la vaccination.

La planification était également vivement critiquée à cause de sa lenteur. Mais selon Yvon Englert, il est possible d'aller plus vite. " C’est ce que nous allons proposer à la task-force dès après-demain . Le ministre de la Santé a d’ailleurs insisté là-dessus. L’approvisionnement en vaccin ne s’accélère pas. Mais se sécurise."

Il a annoncé un possible changement majeur dans la stratégie de vaccination du gouvernement : "Nous allons renoncer à une mise de côté de la deuxième dose que nous avions prévu, de façon à pouvoir vacciner plus vite. " Actuellement, le seul vaccin disponible est celui de Pfizer et BioNTech, qui doit se faire en deux fois. Les doses doivent être administrées à 21 jours d'écart. Jusqu'ici, il était prévu de garder en stock le nombre nécessaire de doses pour pouvoir donner la seconde dose à J+21, même en cas de problème d'approvisionnement.

Avec la stratégie actuelle, on estime que la vaccination des résidents en maison de repos peut prendre jusqu'à la fin du mois de février. À partir du mois de mars, ce sera ensuite au tour du personnel de première ligne, comme le personnel hospitalier.

Désormais, la deuxième dose pourra donc être utilisée comme première dose afin d’accélérer la cadence. Une bonne nouvelle pour le personnel soignant voulant être vacciné : " Au lieu d’être pris dans la vaccination du mois de mars, il pourra l’être au mois de février. "

Ces déclarations ont lieu alors que l'agence Belga affirme que le Premier ministre, Alexander De Croo et le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke ont demandé plus de rapidité à la task force vaccination .