Souhail Chichah, l’organisateur de la déplorable "Burqa-Pride" qui a fait définitivement interrompre le débat sur l’extrême droite mardi soir à l’ULB et fait taire les invités de Guy Haarscher, n’est pas qu’un militant islamiste pro-palestinien radical ; c’est aussi un assistant et un chercheur au département d’économie appliquée de l’Université libre-exaministe où il œuvre - encore pour l’instant - dans les unités de recherches sur l’Economie de la santé et sur l’Economie du travail et de l’emploi.

Le "hic" est que c’est la seconde fois que cet ingénieur sorti de Solvay est dans le collimateur "intra muros" : en 2010, il avait déjà eu maille à partir avec la direction de l’Alma Mater par son soutien à l’humoriste [?] Dieudonné dont l’incitation à la haine raciale et l’antisémitisme s’est muée en diverses condamnations en France.

A l’époque, le président du Comité de coordination des organisations juives de Belgique mais aussi professeur à l’ULB, Maurice Sosnowski, avait interpellé le recteur Viviers en lui demandant de réagir aux propos négationnistes et antisémites qu’y aurait tenus Souhail Chichah. Le recteur avait cependant répondu qu’il n’avait pu identifier de tels éléments et n’avait pas pris de mesures à l’encontre de l’économiste.

D’origine marocaine et issu d’un milieu modeste avec un père qui a travaillé aux Forges de Clabecq, Souhail Chichah a été un compagnon de route de la gauche radicale. Il y a peu, il était encore intervenu par un courrier dans le magazine "Solidaire".

Selon Manu Abramowicz du site "Résistance.be", qui était présent sur place, "cette action antidémocratique a été planifiée par Souhail Chichah mais il n’était pas seul puisqu’on y a aussi identifié des militants et des responsables du parti Egalité, dont Nordine Saïdi, et des disciples de Tariq Ramadan. Chichah avait prémédité son action depuis plusieurs jours. Avec comme seul objectif : empêcher Caroline Fourest de s’exprimer à l’ULB !"

Pour ce chercheur spécialisé dans l’étude des extrémismes, "Souhail Chichah est en quelque sorte l’allié objectif de Marine Le Pen, de son Front national ainsi que des intégristes catholiques d’ultra-droite et des groupes racistes qui s’attaquent régulièrement à Caroline Fourest. Désormais, pour faire front contre la journaliste antifasciste, l’extrême droite d’outre-Quiévrain peut compter dans notre pays sur le soutien de Souhail Chichah, de Nordine Saidi et du parti Egalité. Les sales méthodes de l’extrême droite contre la liberté d’expression ne sont pas toujours utilisées par ses représentants officiels"