Belgique C'est une information révélée par la RTBF sur son site internet aujourd'hui. Selon 11 étudiants de l'Université Catholique de Louvain (UCL), Stéphane Mercier, le professeur de philosophie suspendu pour avoir tenu des propos choquants sur l'avortement dans l'un de ses cours, a aussi tenu des propos homophobes.

Ces onze étudiants ont signé une lettre dans laquelle ils expliquent que lors d'un cours tenu le 16 mars, "le professeur a réitéré des propos que nous pourrions qualifier d'inadmissibles. Cette fois, un c'était un plaidoyer homophobe et transphobe", écrivent-ils.

Les onze étudiants de l'université poursuivent que Stéphane Mercier, lors de ses cours, "traite du mariage pour tous, refusant de parler de 'couples homosexuels' acceptant uniquement les mots 'paires homosexuelles', et partant sur la comparaison hasardeuse entre l’homosexualité et l’inceste". Dans leur lettre, ils citent leur professeur via des notes de cours. "La prémisse [de Judith Butler] étant du moment qu'ils s'aiment ils devraient avoir le droit de se marier. Qu'en est-il du mariage incestueux, de l'échangisme intergénérationnel ?'"

Ces étudiants sont soutenus par l'AGL, l'Assemblée Générale des étudiant(s) de Louvain-La-Neuve. C'est d'ailleurs sa secrétaire générale, Hélène Jane-Aluja, qui a transmis cette lettre à la RTBF. Stéphane Mercier "a tenu des propos homophobes et transphobes, ce qui nous semble sortir totalement du cadre déontologique de l'UCL".

Selon l'AGL, alors que l'homme était interrogé par une étudiante, il a aussi marqué son accord avec l'affirmation suivante d'Anatrella: "le nazisme, le marxisme et le fascisme sont des idéologies de nature homosexuelle: leur discours, leurs insignes et leurs actions le prouvent au premier degré puisqu’elles privilégient tout ce qui est semblable."

La lettre conclut que ses auteurs ne comptent pas en rester là. "L’homophobie, elle est un délit, et les éléments dont nous disposons jusqu’ici semblent clairement dépasser, au-delà même de la question des valeurs, la limite légale. Nous serons particulièrement vigilant(e)s à ce que de véritables mesures soient prises pour éviter ces comportements à l’avenir".