Le roi Philippe, ciblé depuis mardi par une polémique sur sa présence en villégiature en France alors que Bruxelles était en état d'alerte, a déploré des "futilités" par rapport à la souffrance des victimes des attentats de Paris et de Bamako, dont il a rencontré des proches la veille. Mardi, "j'ai passé tout l'après-midi avec des familles des victimes des attentats de Paris et de Bamako", a tenu à affirmer le roi devant les médias, lors d'une prise de parole aux côtés du président et des principaux représentants politiques du parlement de Wallonie, où il menait une visite officielle mercredi matin.

"J'ai entendu beaucoup de souffrance" lors de cette entrevue avec ces familles, a-t-il dit, jugeant que cela permettait de relativiser beaucoup certaines "futilités", qui sont "peu de choses par rapport à l'essentiel de la vie".

Le chef de l'Etat évoquait ainsi sans la nommer la polémique qui le vise depuis mardi et la publication par le Canard enchaîné de photos le montrant en séjour thalasso dans un palace breton alors que Bruxelles était en état d'alerte terroriste.

Sur un cliché publié par Le Canard enchaîné, le roi apparaîtrait en peignoir, assis, un verre à la main, en train de lire.

© Le Canard Enchaine

"C’était un court séjour en France, pour le week-end, prévu de longue date", avait réagi mardi le porte-parole du Palais, Pierre-Emmanuel De Bauw. "Dès que la menace a augmenté (NdlR, dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 - Philippe et Mathilde étaient donc déjà sur place), le Roi est resté en permanence en contact avec le Premier ministre et les membres du conseil national de sécurité, ajoute M. De Bauw. Il est resté opérationnel. C’est d’ailleurs ce week-end-là qu’il a appelé le roi du Maroc dans le cadre de la collaboration entre les services de renseignement des deux pays. Le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) avait jugé positivement ce coup de fil."