C'est un message curieux que le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration, Theo Francken, a posté sur Twitter ce lundi matin. Ce tweet concerne Fayçal Cheffou, un suspect dans les attentats de Bruxelles. Celui-ci a été inculpé vendredi pour participation aux activités d'un groupe terroriste, assassinats terroristes et tentative d'assassinats terroristes. Il est suspecté d'être "l'homme au chapeau" sur la fameuse photo des trois terroristes poussant leur valise dans l'aéroport.

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Le chauffeur de taxi, qui a emmené le trio de Schaerbeek à Zaventem, l'a formellement identifié. Des analyses ADN ont été réalisées ce week-end mais nous n'en connaissons pas encore les conclusions. L’on sait également que l'homme, qui se présentait comme un journaliste par le passé, était connu aussi pour tenter de recruter des réfugiés au parc Maximilien. Fayçal Cheffou a été libéré ce lundi par le magistrat instructeur.

Un ensemble d'éléments qui a suffi au secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration pour considérer Cheffou comme "un sale type djihadiste extrémiste".

Traduction : "Douillet, ça ne l'était pas. Certainement pas avec ce djihadiste extrémiste répugnant comme 'coordinateur' du campement"

Une référence à une polémique

Si le message est un brin maladroit d'un point de vue politique, de la présomption d'innocence ou de l'influence du pouvoir exécutif sur le judiciaire, il est aussi légèrement rancunier. L'adjectif "douillet" fait évidemment référence à une polémique du mois de septembre créée par le secrétaire d'Etat N-VA qui, de nouveau, était partie de Twitter. A l'époque Theo Franken avait critiqué les réfugiés qui préféraient rester dans le camps et leurs tentes trop "douillettes" plutôt que d'accepter les places dans des abris de nuits mis à disposition par le gouvernement dans le bâtiment WTC III. "Si des gens veulent encore dormir dehors, OK, mais ne reportez pas cela sur le gouvernement, s’il vous plaît. J’offre un accueil de base. Quatorze personnes en veulent, les autres non. Les tentes sont apparemment trop douillettes. On arrête avec les critiques. Des excuses sont les bienvenues, merci."