Les protestations des associations juives contre la reconnaissance du cercle BDS par le conseil d’administration de l’ULB ont amené ses responsables à réagir. "L’appel pour le Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) a été lancé par la société civile palestinienne en 2005 suite aux violations répétées du droit international et des résolutions de l’Onu par Israël." Ce boycott est un outil de pression politique et une forme de résistance non violente. "Le but est de le maintenir jusqu’à ce qu’Israël reconnaisse le droit des Palestiniens à l’autodétermination et accepte la fin de l’occupation et de la colonisation de toutes les terres arabes, le démantèlement du mur de séparation et la reconnaissance des droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens d’Israël. Notre cercle relaie ce message afin d’ouvrir le débat à l’ULB."

Et de préciser qu’il rejette tout racisme et donc l’antisémitisme. "Le boycott académique ne vise pas les individus du fait de leur nationalité mais les institutions impliquées dans l’occupation des territoires palestiniens. Il n’est pas question de rompre les liens avec le peuple israélien, mais de faire pression sur ses gouvernements qui refusent de mettre fin à l’occupation." Pour le BDS-ULB "le boycott académique a un effet direct car les universités israéliennes ne sont pas neutres et apolitiques" . Et de citer l’Université Technion, qui fournit au gouvernement israélien les fondements technologiques de l’occupation militaire et avec laquelle l’ULB coopère dans le cadre des programmes européens. "Technion a été directement impliquée dans le développement du bulldozer D9, utilisé par l’armée israélienne pour démolir les maisons palestiniennes. Elle a créé un centre de recherche conjoint avec Elbit Systems, la plus importante société privée d’armement israélienne, qui est impliquée dans la construction du Mur et qui a fourni des drones à l’armée israélienne qui ont été utilisés contre des civils."

Selon le BDS, de nombreux membres du corps académique de Technion ont fait partie de l’élite de l’armée et/ou ont travaillé pour les compagnies d’armement. "Il est absurde que l’ULB, au vu des valeurs qu’elle défend et auxquelles nous adhérons, entretienne des liens académiques avec des universités israéliennes qui sont complices d’un régime d’oppression et de discrimination ethnique. Le droit s’applique à tous. C’est là l’objet de notre cercle..."