Le Procureur général de Liège, Christian De Valkeneer, a décidé de hausser le ton en matière de baptêmes estudiantins, affirmant qu'"il y a une ligne rouge à ne pas franchir". Il poursuivra les organisateurs du baptême qui a dégénéré à Marche. Une jeune étudiante française y a été victime d'un œdème cérébral après avoir été forcée de boire trop d'eau, révèle mardi Sudpresse. "Suite à la plainte des parents de la jeune Fanny, un dossier est ouvert à l'instruction à Marche", confirme-t-il dans une interview aux journaux de Sudpresse. "La PJ s'occupe actuellement de recueillir tous les éléments et il y aura vraisemblablement des inculpations dans cette affaire. Et assez rapidement."

Les organisateurs de cette activité "parrains-bleus" pourraient être poursuivis pour traitement dégradant et inhumain ou pour coups et blessures, "volontaire ou non", ayant entraîné une incapacité temporaire ou permanente, souligne M. De Valkeneere.

"Je veux envoyer un message très clair à tous ceux qui organisent des baptêmes. Je ne veux pas du tout déclarer la guerre au folklore estudiantin, mais il faut rester dans les limites du raisonnable", ajoute le Procureur général de Liège. "Il faut qu'ils sachent qu'ils ne vivent pas dans un univers sans loi, où tout est permis. Et c'est à la justice à tracer la ligne rouge qu'il ne faut pas franchir. Au-delà de cette ligne, il faut qu'ils sachent que leur responsabilité pénale est engagée et qu'ils sont passibles de poursuites devant les tribunaux".