Un nouveau bébé a vu le jour vendredi grâce à une greffe de tissu ovarien cryopréservé, effectuée par le service de gynécologie des Cliniques universitaires Saint-Luc, annonce l’institution de l’UCL.

La maman a mis au monde un petit garçon grâce à l’implantation de tissu ovarien prélevé il y a sept ans, alors qu’elle avait 17 ans. La patiente souffrait d’une tumeur orbitaire droite avec présence de lésions à distance requérant une chimiothérapie avant transplantation de cellules souches.

Or, ce traitement risquait d’affecter fortement les capacités reproductrices de la jeune femme. Quelques heures seulement avant le début du traitement, la jeune fille a donc bénéficié d’un prélèvement de tissu ovarien, explique-t-on aux Cliniques.

En Belgique, il s’agit du quatrième enfant né grâce à cette technique, la première mondiale remontant à 2004. Au total, dix bébés ont pu naître de cette façon dans le monde. "Avec cette nouvelle naissance, il est temps de ne plus considérer la greffe de tissu ovarien comme une technique expérimentale", souligne le professeur Jacques Donnez, chef du Service de gynécologie, andrologie et fécondation in vitro des Cliniques universitaires Saint-Luc. "Cela va devenir une technique de routine à proposer aux patientes qui risquent de subir une ménopause comme effet secondaire d’un traitement anti-cancer", poursuit-il.

L’UCL souligne encore que de telles recherches et réussites ne seraient pas possibles sans le soutien du FNRS, du Télévie, de la Fondation contre le cancer et de la Fondation Saint-Luc. (Belga)