Le roi Philippe ne bouclera pas tout de suite ses valises pour profiter lui aussi de quelques semaines de vacances. Mieux, sa première journée de travail ce lundi 22 juillet sera même particulièrement chargée au Palais de Bruxelles.

D’abord, parce qu’il s’agit de s’inscrire dans la tradition politico-monarchique : à nouveau roi, nouveau gouvernement sauf qu’il n’est évidemment pas question pour Philippe d’accepter la démission du gouvernement fédéral actuel. N’empêche que ce lundi matin, Elio Di Rupo a été reçu en audience et est présenter sa démission au nouveau roi qui l'a refusée tout aussitôt avant de confirmer le gouvernement en place.

Voilà un usage qui s’explique : lorsqu’un nouveau souverain vient d’être installé, le gouvernement lui offre sa démission afin qu’il puisse apprécier en toute liberté l’équipe mise en selle par son prédécesseur. Ce n’est clairement pas une obligation légale, mais une coutume qui puisait son origine dans l’article constitutionnel qui prévoit que le Roi nomme et révoque ses ministres.

Dans les faits, on sait que les partis se mêlent de plus en plus de cette prérogative. En 1993, l’équipe rouge-romaine de Jean-Luc Dehaene avait été reconduite, mais il n’en alla pas de même au moment du dénouement de la “Question…” où il fallut vraiment tenir compte de la démission de Jean Duvieusart qui allait être remplacé comme Premier ministre par Joseph Pholien. Ce dernier forma lui aussi une équipe qui était composée uniquement de sociaux-chrétiens qui avaient alors la majorité absolue.

On n’imaginait cependant pas un instant que le roi Philippe connaisse le sort de feu son oncle Baudouin ici et qu’il accepta vraiment la démission de l’actuelle équipe gouvernementale qui a encore pas mal de pain sur sa planche avant la “mère de toutes les élections”, le 25 mai 2014…

Législatif, exécutifs fédéral et fédérés

Mais revenons à son agenda très chargé : outre le Premier ministre fédéral, le roi Philippe a reçu dans la matinée, André Flahaut, le président de la Chambre et Sabine de Béthune, la présidente du Sénat. Une visite de courtoisie destinée à marquer le salut du nouveau chef de l’Etat au pouvoir législatif.

Place au pouvoir exécutif : à midi c’est tout le gouvernement fédéral qui a retrouvé Philippe huit jours après le déjeuner d’au revoir à Albert II au château de Laeken.

Mais comme il l’a notamment dit dans son premier discours royal, Philippe tient aussi d’emblée à rencontrer les pouvoirs fédérés. Aussi sur le coup de 15h le roi Philippe saluera les présidents des Conseils et les gouvernements des Communautés et des Régions. Enfin, il bouclera sa première journée de travail royal.

C’est aussi ce lundi que l’on connaîtra l’entourage de travail du nouveau roi. L’identité de son chef de cabinet n’est plus un secret désormais puisque Frans van Daele a suivi avec un très grand intérêt les premiers pas du roi Philippe avec la famille royale…