Les policiers de l’antiterrorisme liégeois viennent de couper l’herbe sous le pied d’un suspect qui s’apprêtait à frapper à l’arme blanche, expliquent nos confrères de la DH.

Un homme suspecté d’être sur le point de commettre un acte à caractère terroriste a été interpellé par la police judiciaire fédérale de Liège, au tout début de cette semaine, et présenté au juge d’instruction liégeois Jean-Louis Doyen, spécialisé en matière de terrorisme. L’individu faisait l’objet d’une surveillance assidue, au moyen de méthodes particulières de recherche. Ces derniers temps, il a montré des "signes laissant penser qu’il pourrait passer à l’acte", commente Eric Van Duyse, porte-parole du parquet fédéral, et a été "interpellé par mesure de précaution".

Selon nos informations, des mandats de perquisition décernés par le magistrat instructeur ont été exécutés à Bruges et Schaerbeek, notamment, et ont conduit à l’interpellation de trois individus. Le parquet fédéral évoque pour sa part des actions menées à "Molenbeek-Saint-Jean et Leuven (Louvain, NdlR) " et l’interpellation de deux personnes : l’homme suspecté d’être sur le point de passer à l’action et un autre lui ayant apporté un soutien d’ordre logistique.

Le suspect principal , interpellé à Molenbeek, "avait semble-t-il des projets d’attentat terroriste mais agissait d’une manière qui semble assez peu cohérente", commente Eric Van Duyse. "Il y avait, dans son chef, semble-t-il, un souhait et une préparation à une exécution d’attaque. Par mesure de sécurité, cette personne a donc été interpellée."

Sans en préciser le lieu ni la date, le porte-parole du parquet fédéral précise qu’il s’agissait "d’une attaque potentiellement à l’arme blanche et qu’il n’était pas question d’un attentat de masse".

"C’est ce qui était redouté" , ajoute-t-il.

On ne connaîtra sans doute jamais les desseins présumés du suspect et, quelque part, c’est une bonne nouvelle : les enquêteurs fédéraux de l’antiterrorisme belge viennent sans doute d’éviter un nouveau drame.