Voilà ce qui s’appelle tomber à pic, même si au Centre interdisciplinaire d’étude des religions et de la laïcité (CIERL), on n’est pas particulièrement heureux de cet "apparentement terrible" comme dirait le "Canard Enchaîné" : alors que l’ULB est un peu groggy après les incidents de mardi soir, les Prs Jean-Philippe Schreiber et Cécile Vanderpelen ont officiellement porté sur les fonts baptismaux, mercredi, l’Observatoire des religions et de la laïcité (Orela), un portail Internet qui propose une revue de presse quotidienne mais aussi, sinon surtout, une série d’analyses sur des questions actuelles touchant d’une manière ou d’une autre aux religions ou à la laïcité. "Tous les jours vers midi, nous diffusons une revue de presse faite à partir d’une quinzaine de sources qui comptent sur l’actualité des religions et de la laïcité", explique Jean-Philippe Schreiber. "Mais à côté de ce rendez-vous quotidien, nous proposons aussi une série d’analyses originales sur des faits ou des phénomènes que nous confions à des experts académiques ou scientifiques du CIERL ou de grandes universités étrangères, choisis pour la qualité et la pertinence de leur approche. Si nous y favorisons les formats de textes journalistiques, il s’agit bel et bien d’analyses académiques avec une prise de distance et une mise en perspective qui iront souvent à l’encontre des idées reçues. Cela peut aller d’une contribution d’un historien des origines du christianisme à une étude sur le patrimoine de l’Eglise orthodoxe en Grèce en passant par l’idée d’introduire une initiation à la philosophie à l’école à côté des cours de religion ou de morale."

Mais l’Orela nourrit encore d’autres ambitions : "Avec le recours aux spécialistes de l’ULB et d’ailleurs, nous voudrions également fournir un rapport annuel sur l’état des religions dans l’Union européenne et dans le monde".

En attendant, l’Observatoire proposera bientôt une banque de données journalistique assez fabuleuse de 100 000 articles relevés par le CIERL depuis 30 ans. Sans parler d’un "dictionnaire des idées reçues". L’une d’elles est déjà en ligne à la faveur de l’affaire DSK. Contrairement à ce que l’on pense, le puritanisme américain n’est pas (plus) ce qu’on croit qu’il est Bref, un nouvel outil destiné au grand public mais qui ravira aussi les spécialistes en quête de données.

http://www.o-re-la.org/