Contrairement à ce qui s'était produit l'an passé, la présentation du rapport 2009-2010 du Délégué général aux droits de l'enfant Bernard De Vos aux parlementaires de la Communauté française n'a guère engendré la polémique mercredi. L'édition 2008-2009 du rapport avait été l'occasion d'un sérieux accrochage verbal avec la chef de l'opposition MR Françoise Bertieaux, celle-ci reprochant à M. De Vos de militer trop ouvertement en faveur du fameux décret "Inscriptions", régulièrement -et aujourd'hui encore- vilipendé par les réformateurs.

Nonobstant certaines remarques formulées par ceux-ci, Mme Bertieaux a reconnu que cette fois, M. De Vos avait "véritablement endossé son costume dans l'intérêt de tous les enfants" et s'est félicitée de la vision transversale de son travail.

Le rapport, publié il y a quelques mois, porte sur des préoccupations déjà exprimées précédemment. Il met notamment en lumière les conséquences dramatiques de la pauvreté sur la vie de nombreux jeunes, le caractère inégalitaire de l'enseignement malgré les efforts accomplis, ou encore la longueur des placements de mineurs.

Au cours des débats, tant le Délégué général que les députés ont déploré le manque de données statistiques concernant les mineurs emprisonnés ou les conditions déplorables des transports scolaires. Des thèmes plus précis, comme l'état inquiétant des toilettes dans les écoles, ont également été abordés.