Un "Souffle de vie" contre l’avortement

Belgique

An.H.

Publié le - Mis à jour le

Un "Souffle de vie" contre l’avortement
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L’an dernier, plus de 250 personnes ont contacté le "Souffle de vie", une association catholique née en 1987 sous l’impulsion de Micheline et Jacques Philippe, qui a pour but d’aider à long terme toute femme et tout couple dont la grossesse peut être remise en question par une détresse, quelle qu’elle soit. Il s’agit à proportions égales, de femmes seules et de couples. Les fondateurs, parents de 16 enfants (11 "fabrication maison" et 5 adoptés, dont 6 sont handicapés ou malades, précisent-ils sur le site du "Souffle de vie") sont aujourd’hui responsables de l’antenne générale francophone. En 1993, l’homologue néerlandophone a vu le jour : "Levensadem".

"Quand les femmes s’adressent à nous, on leur donne les informations les plus objectives possibles et on leur propose un accompagnement selon le choix qu’elles font elles-mêmes. On a à respecter totalement ce choix , expose Jacques Philippe. Environ un tiers d’entre elles demandent un accompagnement à long terme." Soit 80 à 90 par an.

Qui s’adresse au "Souffle de vie" ? Des femmes isolées; des gens issus "de très bons milieux" où une grossesse se présente suite à une relation extraconjugale; des jeunes filles enceintes hors mariage, "alors que ça ne se fait pas"

"La plus grave détresse, c’est que les femmes ont un très grand sentiment de solitude. Le tissu familial a explosé dans les 50 dernières années. Elles ne trouvent pas autour d’elles, auprès du compagnon, du CPAS , de soutien par rapport à la grossesse qu’elles vivent et dont elles portent le poids seules. Au "Souffle de vie", elles peuvent déposer leur paquet et considérer leur grossesse avec plus d’objectivité", indique encore le fondateur de l’association.

Des familles de parrainage (entre 150 et 200 actives au "Souffle de vie") s’engagent à reconstituer un tissu relationnel autour de la femme ou du couple, pour les aider à affronter les difficultés de la vie quotidienne inhérentes à la venue et à la vie d’un enfant.

Pour Jacques Philippe, "il y a encore, au sein des centres de planning qui reçoivent les femmes, une désinformation ou une non-information par rapport à ce qui est possible quand une femme se retrouve face à une grossesse inattendue".

De la désinformation ? "On reçoit des jeunes filles enceintes de 10 ou 12 semaines qui sont très blessées. Elles étaient passées par un centre et on leur avait dit : "Ce n’est pas grave, ce n’est qu’un amas de cellules." Mais quand on voit une échographie d’un embryon de 12 semaines, on distingue la tête, les bras, les jambes. Il y a des progrès à faire au niveau de l’information réelle sur la grossesse et au niveau de toutes les aides possibles qui existent."

Au bout d’une expérience de vingt-trois ans, Jacques Philippe conclut : "On fait aussi de l’accompagnement post-avortement. Nombreuses sont les femmes qui nous disent : si on vous avait connu, on n’aurait pas avorté."

www.souffledevie.be Antenne générale : 204, avenue de Fré, à 1180 Bruxelles. Tél. : 02.375.95.04.

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