L'ICDI (Intercommunale pour la collecte et la destruction des immondices) de Charleroi est vivement critiquée par des membres du personnel qui dénoncent des "dépenses somptuaires", du "népotisme" ou même des emplois fictifs, a-t-on appris dans un article de Ciné Télé Revue, rédigé par Michel Bouffioux qui paraît jeudi. Le président de l'ICDI Lucien Cariat dénonce une campagne de diffamation.

Après la Carolo, c'est la gestion des déchets qui est au coeur d'une nouvelle polémique. L'ICDI, qui couvre 13 communes de la région de Charleroi et occupe 400 personnes, est critiquée par les membres du personnel dont l'un résume la situation en la qualifiant de "Carolo au carré".

L'ICDI est gérée par Lucien Cariat, échevin de Charleroi et figure du PS dans la région carolo. A côté de ces deux fonctions, il collectionne une série de mandats dans diverses asbl, associations, et organes locaux.

Le personnel, qui a répondu anonymement lors de l'enquête, dénonce des pratiques douteuses -le système Cariat- au sein de l'ICDI. D'abord, il dénonce des travaux réalisés au profit de Cariat et de ses proches par les ouvriers de l'ICDI. Lucien Cariat nie ces accusations. Des témoins anonymes dénoncent le népotisme qui règne à l'ICDI avec la présence du fils et de la belle-fille de Cariat au sein de l'intercommunale. Le président explique qu'ils y ont leur place et qu'on retrouve souvent des "fils ou fille de" dans le monde politique. Des emplois fictifs sont également dénoncés.

Enfin, des témoins relèvent que Lucien Cariat a tendance à cumuler les mandats et les présidences d'asbl. Ils regrettent aussi que l'argent public de l'ICDI sert à financer un club de foot en salle.