Une importation du conflit syrien en Belgique ?
© Bernard Demoulin

Belgique

Une importation du conflit syrien en Belgique ?

Ch.Ly.

Publié le - Mis à jour le

Tensions entre communautés. A intervalles réguliers, les conflits internationaux ont un impact dans les communautés vivant en Belgique et à Bruxelles. Ce fut souvent le cas du conflit israélo-palestinien, des revendications autonomistes des Kurdes mais aussi des tensions croissantes entre sunnites, largement majoritaires dans le pays, et des chiites, qui ne sont pas plus de 5 pc chez les musulmans bruxellois. En 2007 déjà, la mosquée Rida d’Anderlecht, d'obédience chiite, avait subi des menaces.

"Tantôt, une voiture s’arrête dans la rue, pourtant pas très large, pour qu’un de ses occupants prenne une photo de la façade à la sauvette. Tantôt, le même manège a lieu non pour une photo, mais pour faire de la main le signe caractéristique de celui qui coupe une gorge - une menace de mort, quand même", écrivait à l’époque Roland Planchar dans les colonnes de "La Libre Belgique".

En 2007, c’est l’Irak, où les chiites majoritaires soutenus par l’Iran reprenaient le dessus aux sunnites, qui attisait les flammes. On peut supposer, en attendant les résultats de l’enquête, que c’est le conflit en Syrie qui cette fois-ci attise les tensions entre les deux grandes familles de l’islam.

La plupart des insurgés en Syrie sont sunnites, et leur écrasement à Homs par les forces syriennes a peut-être échaudé les esprits. La minorité alaouite du président Al-Assad est en effet de confession chiite. Le conflit syrien réveille la vieille rivalité entre l’arc chiite qui s’étend de l’Iran jusqu’au Hezbollah libanais et le monde sunnite dominé par l’Arabie Saoudite et, financièrement, par le Qatar, hôte de la chaîne de télévision panarabe Al-Jazeera. Certains experts parlent d’une "guerre froide" entre ces deux communautés de fidèles.

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