Le secrétaire d'Etat à l'Energie, Melchior Wathelet, a admis dimanche que l'accord obtenu samedi in extremis par plus de 190 pays lors de la conférence sur le climat de Varsovie était à ses yeux insuffisant pour lutter contre le réchauffement climatique. "C'est un accord qui va dans la bonne direction", mais "qui ne va pas assez loin", a-t-il affirmé sur le plateau de l'émission "L'Indiscret" de la RTBF-télévision.

De retour de Varsovie, M. Wathelet a reconnu que la planète "a des soucis à se faire".

"L'accord n'est pas celui qu'on aurait pu espérer. On est de temps en temps face à des pays qui n'ont pas compris, ou ne veulent pas comprendre, ou font semblant de ne pas comprendre que l'enjeu climatique est colossal", a-t-il dit.

Il a toutefois souligné qu'aucun pays n'avait remis en cause l'engagement d'atteindre un accord global en 2015.

Les quatre ministres représentant l'État fédéral et les Régions étaient présents à Varsovie et "ont fait le deal sur la répartition financière de notre participation à ce sommet climatique", a-t-il poursuivi, en soulignant que la responsable climat des Nations unies, Christiana Figueres, avait salué l'action de la Belgique.

Le texte adopté à Varsovie permet de lancer les négociations vers l'ambitieux accord attendu en 2015 à Paris sur les réductions de gaz à effet de serre qui permettraient de limiter le réchauffement du globe à 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle.

Cet accord doit impliquer tous les pays et être légalement contraignant.