Il y a dix jours, la cour d'assises du Hainaut prononçait l'acquittement de Bernard Wesphael, accusé du meurtre de Véronique Pirotton. Le jury avait estimé qu'un doute raisonnable existait et qu'il devait bénéficier à l'accusé, malgré la présence d'éléments troublants.

Ce dimanche matin, il était l'invité de Pascal Vrebos sur RTL-TVI. Durant cet entretien, l’ex-député wallon est revenu sur cette expérience judiciaire qu'il ne "souhaite à personne". Il s'est également expliqué sur de nombreux passages marquants de son ouvrage "Assassin" sorti au lendemain de sa relaxe. Jusqu'ici il s'est écoulé à plus de 1 000 exemplaires par jour. Et lorsque le journaliste le questionne sur les polémiques qui entourent la parution de son ouvrage, Wesphael répond du tac au tac. "J'ai été victime d'attaques ad hominem par certains médias qui ont été franchement dégueulasses. Et maintenant je ne pourrai pas crier ma vérité? Dans quel monde on vit? Mais je le fais sans haine et sans rancœur, mais parce que j'en ai besoin. Pour me refaire..." Avant de lancer: " C'était épouvantable. Des pans entiers de ma vie privée et de celle de mon épouse qui ont été jetés en pâture dans les médias qui n'étaient pas utiles pour l'instruction."

Bernard Wesphael est également revenu sur la décision de justice. "Des éléments factuel ont permis d'aller au-delà du doute", avant d'ajouter "J'ai mon âme et ma conscience pour moi. Je sais ce que j'ai fait."

Sur le sujet sensible de son intention de se suicider au moment de son incarcération, l'homme de 58 ans se confie: "La douleur était telle, que la question du suicide ne se posait même plus: je cherchais à trouver un moyen de me suicider. (...) Si je m'en suis sorti c'est grâce à un aumônier qui m'a parlé et pris sous sa coupe. 'Vous devez retrouver votre dignité et rester en vie', m'a-t-il dit. Cet homme m'a sauvé la vie."

Il affirme aussi que la publication de son livre permet de "réhabiliter mon épouse. Car depuis sa naissance, elle n'avait pas le choix des armes, elle était entourée de gens dégueulasses."

Et de conclure: "Je n'ai jamais été dans le déni, du fond du cœur. Mais je suis un homme fragile."