La chambre des mises en accusation de Gand n'a pas encore pris de décision, mardi après-midi, sur le prolongement de la détention de Bernard Wesphael, suspecté du meurtre de sa femme Véronique Pirotton. "Nous avons communiqué ce que nous avions à communiquer et la chambre des mises en accusation se prononcera à la fin de l'audience", a indiqué Tom Bauwens, l'avocat de l'homme politique wallon, à l'issue de la plaidoirie de la défense. Bernard Wesphael et sa femme séjournaient dans un hôtel d'Ostende le 31 octobre 2013. Selon le Liégeois, ils se sont disputés et en sont brièvement venus aux mains. 

Bernard Wesphael se serait ensuite couché et aurait trouvé à son réveil sa femme morte dans la salle de bains. Il était alors convaincu qu'elle s'était donné la mort. D'après le parquet, en revanche, cette version des faits ne tient pas la route.

Le 4 avril, la chambre du conseil de Bruges a prolongé de trois mois la détention de Bernard Wesphael, mais la défense a interjeté appel. Devant la chambre des mises en accusation, les avocats Tom Bauwens et Jean-Philippe Mayence ont plaidé durant une heure et demie la libération provisoire de leur client.

La chambre des mises en accusation se prononcera sur le prolongement de la détention à la fin de l'audience.