"Camarades, le pays a besoin que nous agissions ensemble pour défendre les valeurs que nous avons en commun", a-t-il déclaré, en néerlandais et en français, dans son discours applaudi par les militants. "Surtout refusez de participer à la kermesse organisée par l'Open Vld du parti qui sera le plus flamand: vous auriez tout à perdre", a-t-il encore adressé au parti de Caroline Gennez (sp.a).

Willy Demeyer a évoqué le comportement des libéraux flamands dans la crise communautaire. "Ils ont pris le pays en otage pour nourrir leurs propres intérêts. Ils prennent le risque d'un rejet généralisé de la politique et d'un retour des extrêmes", a-t-il dénoncé. "Les gens n'y comprennent plus rien".

"A BHV, je préfère ESP: Emploi - Service Public et Pensions", a-t-il clamé. "J'enrage que des débats du type BHV viennent occulter ces enjeux fondamentaux pour l'avenir".

Les socialistes liégeois ont répété que l'ambition du parti était d'être, au lendemain des élections, la première force politique du pays. "C'est possible car les Flamands sont politiquement morcelés", a souligné Michel Daerden, invitant la population à se rendre aux urnes. "Aller voter, c'est un peu emmerdant, je le sais. mais c'est ça, la démocratie. Il y a en a qui meurent pour aller voter, ne l'oublions pas".