Léon Zaks, un des membres du "Top 5" du ministère de la Communauté française restera détenu. Ce haut fonctionnaire étiqueté PS, qui était administrateur général du département infrastructures, avait été placé sous mandat d’arrêt par le juge d’instruction Michel Claise à l’issue de perquisitions menées mardi à Bruxelles dans les locaux du ministère. Son mandat a été confirmé pour un mois vendredi.

Inculpé de faux et usage de faux, corruption active et passive, escroquerie et blanchiment. Il est en aveux partiels. Selon son avocat, Me Reginald de Béco, Léon Zaks ne reconnaît pas le blanchiment. Léon Zaks est accusé d’avoir détourné de l’argent à son profit via des fausses factures. Ces factures auraient été payées à des tiers pour des prestations de services dont personne ne trouve la trace. Les montants détournés (de 2001 à 2008) sont estimés à quelque 400 000 euros. A l’époque, Léon Zaks était directeur général pour les Affaires générales au sein du Secrétariat général. A ce titre, il avait le pouvoir de signature sur les opérations de paiement réalisées par le département sous sa responsabilité. C’est également lui qui était chargé de vérifier que les montants ainsi ordonnancés étaient bel et bien liquidés.

Deux autres personnes ont été inculpées dans le cadre de ce dossier, à savoir les prétendus prestataires de service. Elles n’ont pas été placées sous mandat d’arrêt.

L’enquête judiciaire avait été lancée après une plainte déposée en 2009 par le secrétaire général du ministère de la Communauté française, Frédéric Delcor (PS). D’après une source proche du dossier, elle pourrait être assez rapidement bouclée et a montré que les mécanismes de contrôle des dépenses au sein du ministère de la Communauté française étaient particulièrement peu développés. Une situation qui, assurait M. Delcor mardi, a changé : les hauts fonctionnaires ne peuvent plus s’adresser directement à leur comptable pour les dépenses de fonctionnement de leurs services.