Charleroi

Charleroi

Les derniers articles

Charleroi renaît peu à peu de ses cendres mais reste confrontée à de nombreux problèmes : les routes sont en meilleur état, les écoles communales n’ont plus à se cacher, les terrils sont plus verts, six parcs ont été refaits, le Biopark et ses entreprises high-tech cartonnent et les longs travaux de la Ville Basse enfin terminés donnent un nouvel élan à la ville. Avec l’aéroport de Gosselies, les Lacs de l’Eau d’Heure, les terrils et les nombreuses activités culturelles, le nombre de touristes a même explosé en six ans.

Mais l’insécurité règne toujours et le collège n’arrive pas à recruter de nouveaux policiers. La propreté, à part au centre-ville, reste problématique et l’administration, malheureusement politisée, continue à être un lourd paquebot impossible à diriger correctement. Les finances ne sont pas reluisantes malgré des taxes élevées : rien (ou si peu) n’aurait pu être fait sans l’argent de l’Europe. Au niveau de l’emploi, la plaie béante laissée par la fermeture de Caterpillar n’arrive pas encore à cicatriser.

Côté politique, le PS semble en perte de vitesse, sans parler des difficultés internes au parti où des camps s'affrontent plutôt que de se liguer. Et les conflits et rivalités grandissantes à l'approche des élections avec le MR et le CDH, membres de la tripartite au pouvoir, ne sont pas pour arranger les choses. Cela dit, Paul Magnette a fait le job, malgré ses années d'absence à l’Elysette en tant que Ministre-Président wallon et malgré sa promesse de rester à Charleroi. Le reste de l'équipe du collège n'a pas démérité non plus. A noter que le CDH ne se représentera plus à Charleroi, mais que les deux échevins centristes ont lancé un mouvement baptisé C+ en s'entourant de citoyens et de membres d'autres partis politiques.

Le grand challenge de la prochaine mandature sera de continuer à moderniser la ville, son infrastructure et ses routes, permettre le développement économique en attirant les startups, les PME et les entreprises, mais surtout convaincre les jeunes talents de s’investir au Pays Noir plutôt que de fuir vers le Brabant Wallon, Bruxelles et l’étranger, comme c'est encore le cas aujourd'hui.