La célèbre revue culturelle française "L'Oeil" a dédié son édition de février 2020 à la Belgique. Le magazine y présente notamment " 10 artistes belges à suivre à tout prix ". Dans leur article, notre pays y est décrit comme "une terre foisonnante d'artistes".

Les 10 noms qui ont retenu leur attention sont de jeunes artistes prometteurs, belges ou vivant en Belgique, qui commencent à bénéficier d'une belle visibilité.

" C'est un excellent choix, ces artistes sont vraiment dans le top des figures émergentes de qualité. Il y a une belle diversité de genre et de technique ", approuve Claure Lorent, collaborateur "culture" à La Libre Belgique.

Zoom sur ces talents à garder à l'oeil !

Hannelore Van Dijck

Née en 1986 dans la province d'Anvers, Hannelore Van Dijck vit et travaille à Gand. Sa spécialité? Des dessins au fusain sur papier ou à même les pièces dont elle recouvre les murs et le plafond. Même si ses oeuvres sont en noir et blanc, elles sont délicates et tout en nuances.

Léa Belooussovitch

Née en 1989 à Paris, Léa Belooussovitch vit et travaille à Bruxelles. Cette artiste a été formée au dessin à La Cambre. Depuis, elle "questionne subtilement l'image accusatrice". Dans sa récente exposition au Botanique, la jeune femme délivrait une vision critique des dérives de l'image de la société du spectacle. Outre-Atlantique, les suspects sont en effet obligés de passer devant les médias alors qu'ils ont des menottes aux poignets. Léa s'est basée sur ces images, assez violentes, et en a livré sa propre version. Elle a aussi redessiné aux crayons de couleur sur du feutre textile des photographies de presse relevant de l'intime.

>> Relisez notre article consacré à son exposition "Perp Walk".

Hana Miletic

Née en 1982 à Zagreb (Croatie); elle vit et travaille à Bruxelles. Photographe, professeur de photographie à Sint Lukas, lauréate en 2015 du prix Bozar dans le cadre de la Jeune peinture belge, son travail est très varié, allant de la photographie à la poésie... en passant par les oeuvres textiles. En 2018, le Wiels lui a consacré une exposition personnelle dans laquelle elle exposait des reproductions textiles de grandes bâches de travaux qu'elle a photographiées à Sarajevo et à Bruxelles.

>> Relisez notre article consacré à son exposition au Wiels.

Kasper Bosmans

Né en 1990 à Lommel (Limbourg), il vit et travaille entre Bruxelles et Amsterdam. Son dada à lui, ce sont les sculptures dans lesquelles "passé et présent s'entremêlent", explique la revue "L'Oeil". A travers son travail, cet artiste propose une nouvelle lecture de l'Histoire.

Rinus Van De Velde

Né en 1983 à Louvain, il vit et travaille à Anvers. Rinus Van De Velde est un fabuleux dessinateur et conteur qui réalise d'immenses et magnifiques fusains, scénographies impliquant des personnes dans des situations de vie commentées en écriture sous chaque réalisation. L’artiste nous fait, de la sorte, entrer dans l’intimité d’un récit bien vivant.

Fabrice Samyn

Né en 1981 à Bruxelles, il vit et travaille dans cette ville. Associant les contraires, il est un artiste conceptuel mais en même temps un artiste sensuel et spirituel, travaillant des thématiques comme le temps, la lumière, le clivage entre idolâtrie et iconoclasme, les formes de dualités.

>> Relisez notre article consacré à ses performances en matière de danse.

Charles-Henry Sommelette

Né en 1984 à Liège, il vit et travaille à Barvaux. Dans un précédente édition de La Libre Arts, nous vous expliquions que depuis sa première participation à une exposition suivie de l’obtention d’un Master en peinture et de plusieurs prix dont celui du Luxembourg, Charles-Henry Sommelette s’est imposé par ses fusains et ses huiles dans le paysage (c’est le cas de le dire) de l’art belge contemporain. A chaque expo, à très juste titre, la qualité de son art est louée par la critique et le public qui reconnaissent en lui un talent de premier ordre dont la maîtrise technique remarquable n’est cependant pas l’atout de fond. C’est en effet les émotions et les impressions qu’il délivre dans ses œuvres qui constituent son originalité, sa personnalité artistique et qui l’inscrivent dans une filiation qui va des peintres symbolistes à Magritte pour aboutir à une contemporanéité du mystère pictural brillamment assumée.

Eva L'Hoest

Née en 1991 à Liège, elle vit et travaille à Bruxelles. Selon la revue "L'Oeil", Eva L'Hoest " recourt à la technologie en repoussant au maximum ses limites afin d'explorer l'ambivalence des images numériques."

Ariane Loze

Née en 1988 à Bruxelles, elle vit et travaille dans la même ville. Chef d’un orchestre dans lequel elle joue de tous les instruments, Ariane Loze maîtrise intégralement la production de ses vidéos. Devant la caméra, elle campe tous les rôles, multipliant les identités au rythme des accessoires qu’elle emploie. Derrière, elle gère tous les aspects techniques, se glissant tour à tour dans les fonctions de réalisatrice, scénariste, monteuse, costumière, régisseuse son et lumière… Une démarche vidéographique qu’elle mène en toute autonomie et qui ne s’encombre d’aucun artifice. La mise en scène est minimaliste, les plans sont fixes et le décor réduit à sa plus simple expression.

>> Relisez notre article consacré à la présentation de ses films chez Michel Rein.

Emmanuel Van Der Auwera

Né en 1982 à Bruxelles, il vit et travaille dans la même ville. Il explore les pièges des images et des écrans. Au Wiels en 2019, il a présenté une vidéo d’avatars annonçant des suicides bien réels. Une installation simple et spectaculaire illustre sa réflexion sur ce qui est visible et non visible dans nos sociétés: des écrans placés sur les murs semblent ne projeter qu’une lumière blanche, mais c’est parce qu’il a enlevé le filtre externe des moniteurs et dès qu’on les observe à travers des plaques de plexiglas posées sur des trépieds, on voit les films pris par des caméras thermiques à Las Vegas, images à leur tour trompeuses.

>> Relisez notre article consacré à son exposition au Wiels.