La Maison particulière sous la botte italienne…

L’Italie s’invite à la Maison particulière. Trois collectionneurs italiens et un artiste exposent.

La Maison particulière sous la botte italienne…
© D.R.
Roger-Pierre Turine

Changement de décor chez Myriam et Amaury de Solages. Ayant convié trois collectionneurs italiens et un artiste transalpin à s’éclater chez eux, le souffle qui y réchauffe l’atmosphère avoue des accointances du sud. Pas d’exclusivité pour autant, ces hôtes n’étant pas chauvins, leurs artistes élus viennent de partout, même si les Italiens prédominent.

"La joie de vivre" pour enseigne, la démonstration accuse les ingrédients des arts actuels. L’artiste convié à jouer le maître de cérémonie est italien, Flavio Favelli. Né en 1967, il a été choisi de commun accord par les maîtres d’œuvre. Adepte du détournement. Il nous convainc d’ouvrir l’œil, le bon !

Les collectionneurs : les Romains Anna Rosa et Giovanni Cotroneo, avant tout amateurs de photos et de vidéos; la AGI Verona Collection, atypique, fait place nette aux jeunes; la Turinoise Patrizia Sandretto Rebaudengo soutient la création en marche.

Art et cinéma

Ce n’est pas tout, ami de la maison, Marcel Croës a sélectionné des films du cinéma italien, de l’après-guerre à nos jours, de Fellini à Pasolini. Alors, la joie de vivre ? Une manière de se conduire dans la vie avec, au-delà des tracas, souffrances, pertes identitaires et conflits importuns, une énergie créatrice d’humour, de tendresses, d’originalité, d’émotion.

Comme toujours, il y a, ici, à boire et à manger. Privilège de l’endroit : on peut, image osée, y entrer comme dans une auberge espagnole. Y picorer ce qui convient le mieux à notre sensibilité. Les uns adhéreront, c’est plus connu mais pas forcément indispensable, aux papillons naturalisés, épinglés sur fond bleu, de Damien Hirst. D’autres préféreront les jeux de timbres de l’invité, Flavio Favelli. D’autres ou les mêmes se régaleront des paysages animés sur trois écrans de Sabrina Mezzaqui, avant de s’arrêter devant "The Last Resort", une photo de Martin Parr.

Le grand chien (ours blanc ?) avachi de Giuseppe Gabellone aura ses irréductibles et l’humour de Mario Airo ne laissera pas indifférent.

Une photographie intrigante de Giulio Paolini aura ses adeptes. Comme, au premier étage, la "Cène" de Vinci réduite à sa plus simple expression. Voire les mots qui volent autour d’une tasse de thé, signé Bruna Esposito.

Les propositions sont multiples, éclectiques, imprévisibles.

La Maison particulière, 49, rue du Châtelain, 1050 Bruxelles. Jusqu’au 21 décembre, du mardi au dimanche de 11h à 18h. Infos : 02.649.81.78 et www.maisonparticuliere.be

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