Imbroglio autour d’une œuvre de Banksy

Deux Palestiniens revendiquent la propriété d’une œuvre de l’artiste britannique.

AFP
Imbroglio autour d’une œuvre de Banksy
©AFP

Fin février, le célèbre artiste Banksy dévoilait sur Internet avoir réalisé des œuvres dans la bande de Gaza après l’offensive de l’armée israélienne l’été dernier. L’une d’entre elles, représentant une déesse se tenant la tête d’une main, était un pochoir appliqué sur la porte d’une habitation détruite par les bombardements. Quelques jours après cette divulgation, le propriétaire des lieux avait vendu le graffiti pour moins de 180 dollars. Une somme dérisoire quand on sait que les œuvres de l’artiste britannique se négocient aujourd’hui dans de prestigieuses salles de vente, comme à Drouot le 1er juin prochain. Elles atteignent régulièrement des sommes avoisinant le demi-million de dollars ou plus.

L’affaire a rebondi jeudi avec la confiscation du graffiti en question par la police palestinienne. Après avoir pris conscience de sa méprise, Rabea Dardouna, le propriétaire de l’habitation sur la porte de laquelle a été réalisé le graffiti, a saisi la justice. Il accuse l’acheteur, un jeune artiste palestinien de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, de l’avoir trompé. Mais ce dernier n’entend pas se laisser faire et annonce également son intention de saisir la justice pour faire valoir ses droits de propriétaire. Lors de son passage dans la bande de Gaza, Banksy a réalisé plusieurs autres œuvres. Notamment un incongru chaton blanc peint sur un pan de mur ayant échappé aux bombes. "Je voulais illustrer les destructions dans Gaza en diffusant des photos sur mon site Internet. Mais, sur Internet, les gens ne s’intéressent qu’aux photos de chatons", explique l’artiste sur son site.

.