Les réseaux de l’isolement et de la communication

Claude Lorent
Les réseaux de l’isolement et de la communication

Les nouvelles peintures fluorescentes et carcérales de Peter Halley chez Maruani Mercier. Et quelques anciennes. CHAQUE NOUVELLE EXPOSITION du peintre américain qui suit, depuis la fin des années septante, une trajectoire structurelle basée sur la géométrie, trouve son identité dans un type de dispositif des composantes et dans le choix des couleurs. Cette fois, les toiles adoptent des couleurs fluorescentes particulièrement lumineuses dans une variété de teintes puissantes. Presque éblouissantes. On pourrait parler de couleurs luminescentes tant elles rayonnent, tant elles émergent de la toile pour se projeter vers le regardeur qui se sent imprégné. Quant aux compositions, elles se basent cette fois sur les agencements de trois entités aux dimensions et formes variables. Soit des carrés, soit des rectangles. Le peintre maintient une unité de vocabulaire tout en modulant sans cesse les propositions. Cette esthétique emprunte ses tonalités à tout ce qui souhaite être vu, être remarqué. Dans la mode vestimentaire, dans la publicité et autres espaces comme les boîtes de nuit. Ce sont des couleurs conquérantes et envahissantes qui ont le don de diffuser une ambiance agréable, joyeuse, attractive. Des couleurs qui dégagent une tonicité positive, attirante. On pourrait en rester là et les œuvres dans cette optique, se suffisent largement à elles-mêmes. Elles ont gagné la confiance et l’adhésion.

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