Très impressionnant solo pictural de JonOne chez Martine Ehmer à Bruxelles

Repéré par Agnès B dès son arrivée en France en 1987, John Andrew Perello alias JonOne (Manhattan, 1963), a quitté les murs des villes pour intégrer ceux des galeries. Street artiste, il est avant tout peintre et s’est taillé, à juste titre, une belle réputation internationale.

Claude Lorent
Très impressionnant solo pictural de JonOne chez Martine Ehmer à Bruxelles

Repéré par Agnès B dès son arrivée en France en 1987, John Andrew Perello alias JonOne (Manhattan, 1963), a quitté les murs des villes pour intégrer ceux des galeries. Street artiste, il est avant tout peintre et s’est taillé, à juste titre, une belle réputation internationale. Son secret ? Conserver les accents et le punch du street tout en intégrant le vaste champ de l’abstraction expressionniste dans une explosion de couleurs vives. Sa peinture, c’est l’énergie à vif, c’est le débordement qu’il contient habilement dans des structures aussi solides qu’effervescentes. S’il s’est éloigné du graphisme urbain, il a retenu son nom d’artiste qui lui sert de motif de base ou de composition. Qu’il niche en cachette dans ses peintures les plus chargées. Et chargées, elles peuvent l’être, de taches, de signes, de jets chromatiques, d’entrelacs. Les superpositions, il adore cela. Il en ajoute avec nervosité, jusqu’à la saturation. Le geste répétitif mais libre, il en raffole. Il accumule. Les coulures, il les exploite comme une logique naturelle. Dans le bas des tableaux. Affirmant la verticalité. "Quand je peins, dit-il, je suis dans une autre dimension." On n’en doute pas. Son format de prédilection, c’est le carré (parfois le rectangle) qu’il inscrit comme une frontière. Mais elle est poreuse. Elle est transgressée avec jubilation. Pas de tempérance, les sonorités chromatiques sont fluo, flashy, et les formes sont des projections volcaniques. Des feux d’artifice de la matière en ébullition. Son style est pluriel mais toujours reconnaissable et ça, c’est une vraie gageure ! Sa patte est en fait sa vraie signature. Elle exulte ! Si on aime la vie, on aimera sa peinture. Elle revigore.

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