Ernest et Célestine, cet inégalable supplément d’âme

Irrésistibles, les deux personnages clés de Gabrielle Vincent séduisent encore des milliers de lecteurs et soufflent dignement leurs quarante bougies à la Chapelle de Boondael

Ernest et Célestine, cet inégalable supplément d’âme
©Gabrielle Vincent
Quarante ans déjà que ce cher Ernest, alors balayeur de rue, a trouvé Célestine dans une poubelle, comme on le découvre dans le merveilleux album de Gabrielle Vincent, La naissance, (Casterman, 2012) soit 176 pages d'esquisses au fusain, presque sans texte, et reflet du talent de peintre qu'était en réalité Monique Martin (9/9/1928-24/9/2000). L'artiste prit en effet un pseudonyme lorsqu'elle signa des livres pour enfants, de peur de ne pas être prise au sérieux par ses pairs. Elle ignorait alors que ses albums feraient le tour du monde et ne prêtait guère d'importance à cette notoriété. La naissance de Célestine, publié à titre posthume, fut qualifié de chef-d'œuvre par la critique internationale. Dans cet ouvrage essentiel et politique, on voit éclore la relation, la complicité qui va nourrir le quotidien...

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