Guillaume Désanges dirigera le Palais de Tokyo

Il est bien connu chez nous comme curateur original de La Verrière, Fondation Hermès à Bruxelles depuis 2013.

Guillaume Désanges dirigera le Palais de Tokyo
©shutterstock/D.R

Le critique d’art et commissaire Guillaume Désanges a été nommé à la tête du Palais de Tokyo à Paris, annonce « Le Monde » et d’autres journaux français. Il remplacera Emma Lavigne partie à la collection Pinault.

Choisi par la ministre française de la Culture, Roselyne Bachelot, ce critique d'art et commissaire d'exposition est bien connu chez nous. Depuis 2013, il est le curateur de La Verrière, Fondation d'entreprise Hermès à Bruxelles où il a imaginé des formats d'exposition originaux de grande qualité. Pour n'en citer qu'une récente, rappelons sa double exposition à La Verrière et à l'Iselp en 2021, de Gianni Pettena, « l'anarchitecte » italien qui voulait libérer l'architecture de la construction et revenir à la nature.

Guillaume Désanges a aussi accompagné l'artiste Michel François, dans sa grande exposition Plans d'évasion au Smak de Gand en 2009-2010 et comme co-commissaire avec Michel François de la passionnante 8e Biennale d'Art Contemporain de Louvain-la-Neuve en 2013 qui se déroulait dans les parkings.

« Le Palais de Tokyo est un défi passionnant, et j'ai pensé que c'était le bon moment pour moi et pour le Palais, a-t-il confié au Monde. Il a la puissance d'une grande institution et la souplesse d'un centre d'art : c'est une grande chance sur laquelle il faut s'appuyer. »

Dans un communiqué le ministère français de la Culture souligne: « Guillaume Désanges imagine le Palais de Tokyo comme un « corps vivant », au sens d'un espace de création actif et réactif, en permanente évolution, ouvert sur une grande diversité de la création contemporaine et à l'écoute des enjeux de société. Dans une logique collaborative, il entend développer des partenariats avec un réseau d'institutions parisiennes, régionales comme internationales, mais aussi des écoles d'art, des lieux de résidence ou encore avec le CNAP. A l'image de la pratique de la « permaculture », il propose un « partage raisonné » de l'espace et du temps, alternant espaces d'expositions et « espaces en friche » pouvant accueillir d'autres recherches ou expérimentations artistiques et de nouvelles possibilités de rencontre avec le public. La programmation qu'il propose alternera des monographies, des expositions thématiques transdisciplinaires, des saisons étrangères (invitant la scène artistique d'une ville ou d'un pays à l'honneur), des portraits de grandes figures contemporaines internationales et des mini-expositions activées de manière souple selon l'actualité. Il envisage, par ailleurs, d'organiser tous les deux ans un grand événement participatif hors-les-murs, à la fois festif et éducatif. »