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La direction de l'Afrikamuseum à Tervuren travaille actuellement à l'élaboration d'une charte éthique afin d'encadrer les activités qui se déroulent tant dans le musée qu'à l'extérieur, et ce afin de s'assurer que les organisateurs de tels événements traitent le continent africain avec respect, a indiqué jeudi le directeur Guido Gryseels en réaction au tollé suscité par l'Afrohouseparty organisée dimanche dernier dans le parc du musée. Le directeur du musée explique ainsi avoir été dérangé par nombre de stéréotypes véhiculés par les organisateurs de l'événement.

"Les crânes et têtes de mort n'avaient vraiment pas leur place sur le podium. L'affiche montrait elle une girafe dans la savane sur fond de soleil couchant. C'est un cliché pour l'Afrique qui a la nature et nous la culture. De même, un homme qui se balade le visage grimé de noir est tout simplement idiot. Comme la demande des organisateurs de revêtir des tenues africaines. Et nous avons protesté", explique Guido Gryseels.

Afin d'éviter que de telles situations se reproduisent à l'avenir, le directeur de l'Afrikamuseum prépare actuellement une charte éthique qui sera d'application lors des prochains événements.

"Nous savons très bien qu'on nous surveille depuis la réouverture de l'Afrikamuseum, et nous faisons de notre mieux pour éviter les stéréotypes et offrir une place à l'Afrique contemporaine avec ses entrepreneurs, ses artistes... Donner notre autorisation pour l'organisation d'activités extérieures tant dans le musée que dans le parc dépendra à l'avenir d'un traitement respectueux du continent africain", ajoute Guido Gryseels.