Au-delà des murs...

G.Dt Publié le - Mis à jour le

Arts & Expos

Lundi, le festival Masarat ("itinéraires" en arabe) a été officiellement lancé et le vaste programme de cette saison culturelle consacrée à la création contemporaine en Palestine, a été dévoilé. Deux expositions sont déjà ouvertes, d'autres suivront bientôt mais l'essentiel se déploiera à partir d'octobre, en particulier aux Halles, organisateurs du festival. Nous reviendrons longuement sur les points forts (lire déjà la page suivante). Au total, il y aura 50 productions, 230 événements, 73 lieux différents à Bruxelles et en Wallonie (mais aussi en Flandre) et 130 artistes palestiniens invités. La Communauté française, qui organise l'événement via le CGRI, continue ainsi sa politique de soutien aux artistes du Sud, après les festivals Sénégal, Bénin et Congo ("Yambi"), mais a choisi avec la Palestine, un thème délicat. La ministre des Relations extérieures, Marie-Dominique Simonet, assume mais précise : "Masarat n'est pas une tribune politique, mais un projet culturel". Le festival veut aller au-delà des clichés et des images véhiculées par l'actualité pour présenter une autre réalité palestinienne, celle des artistes et des créateurs. "On s'est intéressé à la dignité de ces artistes, à des gens debout", malgré la désespérance qui s'installe en Palestine, note ainsi Jacques Sojcher, ex-professeur de philosophie à l'ULB, juif, et coauteur du remarquable numéro de la revue Ah !, consacrée à la culture palestinienne et qui sera en vente en octobre. La frontière entre art et politique est certes infime, et tout art, parlant de la réalité vécue des gens, a une couleur politique. Mais c'est avant tout une culture étonnante, souvent créée par des femmes, que ce festival veut rencontrer et dévoiler.

G.Dt

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