L'asbl Communauté Historia avait donné l'alerte en parlant de dégâts importants et pour certains, irréversibles. La chose se confirme. La Fédération Wallonie-Bruxelles et l'Agence wallonne du Patrimoine ont livré un premier rapport à la ministre De Bue sur les travaux de rénovation illicites menés sur du mobilier de la collégiale Sainte-Waudru. La situation semble particulièrement inquiétante pour certains bas-reliefs, très précieux.

Le rapport confirme en effet qu'ils ont subi une dégradation importante et parle d'abrasion probablement due à un ponçage excessif. Les premières conclusions mentionnent ainsi des "dégâts irréversibles". Le rapport s'inquiète également de méthodes de nettoyage récurrentes.

Avec la bénédiction de la fabrique d'église, un ouvrier de la collégiale a profité de son temps libre durant le confinement pour mener des petits travaux de rénovation qui dépassaient ses missions habituelles. Des travaux qui partaient certainement d'une bonne intention, mais qui auraient dû faire l'objet d'autorisations de tutelle wallonne et qui devraient normalement être confiés à des experts.

Ce premier rapport donne une impression plus précise des dégâts. Pour connaître leur étendue exacte, il faudra attendre l'étude de l'Institut royal du Patrimoine qui est toujours en cours.