Décidé il y a dix ans en raison de profondes dégradations, le chantier a été révisé fin 2020 pour un concept "plus sobre et écologique", à la requête du ministère de la Culture.

Abattage de murs et cloisons, sécurité incendie, accessibilité, restauration des toitures engagée depuis 2016 (20 000 m2 sur 35 000 m2), climatisation, nouveaux parcours… tout cela doit être fait avec une enveloppe approuvée en 2016 : 466 millions d’euros financés par des subventions, un emprunt et du mécénat.

Le Grand Palais, dont le directeur est l’historien d’art belge Chris Dercon, c’est 72 000 m2, un km de circonférence, 200 000 tonnes de pierre, plus de fer que pour la tour Eiffel, 280 tonnes de verre… Parmi les plus coûteux travaux d’Hercule du plan initial, l’excavation de milliers de mètres carrés sous la nef a été abandonnée. "Il y avait des risques très forts en creusant dans une zone inondable. Le projet précédent cassait beaucoup de choses. En maintenant l’existant, on pouvait garder la même surface", explique Emmanuel Marcovitch, directeur général délégué de la Réunion des musées nationaux-Grand Palais, affectataire de l’ensemble des bâtiments.

Un "Grand Palais éphémère" est édifié par l’architecte Jean-Michel Wilmotte au Champ de Mars, jusqu’à ce que la nef puisse accueillir en 2024 des épreuves des Jeux olympiques, foires et défilés sous la plus grande verrière d’Europe aux élégantes armatures vert réséda.

Pour les expositions au Palais d’Antin qui abrite depuis 1937 le Palais de la Découverte, une autre structure éphémère, "Les Étincelles", va ouvrir dans le XVe arrondissement.