Une toile du célèbre peintre Bartolomé Esteban Murillo est méconnaissable après le travail de restauration effectué par un restaurateur de meubles.

Un collectionneur d’art avait confié une copie de l"Immaculée Conception de l'Escorial" pour tenter "de nettoyer la toile et de lui rendre sa splendeur d’antan", moyennant une somme de 1200 euros, rapporte le journal La Vanguardia. Malheureusement pour lui, le résultat est loin d'être celui escompté: la Vierge Marie est apparue complètement méconnaissable après les retouches de ce restaurateur d'art amateur.

Celui-ci s'y est même pris à deux fois, infligeant à la toile des dégâts jugés irréversibles selon plusieurs professionnels.


Les images de ce désastre culturel ont depuis rapidement fait le tour des réseaux sociaux. Cette mésaventure a remis en avant le problème de l'absence de formation obligatoire en Espagne pour restaurer des œuvres d'art:

"Pouvez-vous imaginer que n’importe qui soit autorisé à opérer sur d’autres personnes ? Ou quelqu’un autorisé à vendre des médicaments sans licence de pharmacien ? Ou quelqu’un qui n’est pas un architecte autorisé à construire un bâtiment ?", a réagi dans le Guardian, Fernando Carrera, l’ancien président l’Association professionnelle espagnole des restaurateurs et restaurateurs (Acre).

L'antécédent "Ecce Mono"

En 2012, pareil accident était survenu lors de la restauration du fameux "Ecce Homo" de Borja. Cette peinture murale réalisée dans une église par Elías García Martínez, à la fin du XIXe siècle, avait été massacrée par un octogénaire du village.

La version restaurée avait même été surnommée "Ecce Mono", "Voici le singe", en espagnol, en référence au visage du Christ plus proche de celui d'un primate.