En organisant cette exposition, un an après la rétrospective pour les 80 ans d’Alechinsky, Michel Draguet, directeur du musée des Beaux-arts et spécialiste de Cobra, entend montrer aussi qu’un musée Cobra à Bruxelles, serait une grande idée. Le futur musée Magritte s’annonce déjà comme un grand succès. Alors pourquoi pas un espace Cobra et post-Cobra? Bruxelles fut un des berceaux du mouvement avec les ateliers du Marais, une maison communautaire où travaillaient Alechinsky, Olyff, Strebelle, de Heusch, Reinhoud. Avec aussi l’atelier du 10 rue de la Paille où Christian Dotremont accueillit, un peu plus tard, les membres du groupe Cobra. Malheureusement, on a laissé se détruire ces lieux, laissé partir les œuvres et encore récemment, les archives de Dotremont. Les prédécesseurs de Draguet aux Beaux-arts n’ont jamais été intéressés par Cobra. Un musée serait donc formidable (il en existe en Hollande, à Amstelveen, et au Danemark, à Silkeborg), mais n’est-il pas trop tard? Michel Draguet pense qu’il y encore une chance de résoudre ce vieux dossier. Il voudrait que cette expo, et l’idée d’un musée Cobra, suscitent des dons et prêts des nombreux collectionneurs belges et étrangers (Alechinsky lui-même, le restaurateur Niels, Ferdinand Huts de Katoennatie, etc.) qui ont des œuvres. Il a même une idée d’extension du musée pour un vrai département moderne. Avec Cobra