"Les Visiteurs en Amérique" mettent Gaumont en échec

L’échec de la sortie du film «Les Visiteurs en Amérique», la comédie de Jean-Marie Poiré avec Christian Clavier et Jean Reno, qui a fait un four aux Etats-Unis, a fait plonger dans le rouge le groupe français de cinéma Gaumont, présidé par Nicolas Seydoux.Et vous, avez-vous été voir le nouvel opus de la saga des visiteurs ? Quoi qu'il en soit, vous pouvez exprimer votre opinion à propos de ce film dans notre forum cinéma.

"Les Visiteurs en Amérique" mettent Gaumont en échec
©Doc Gaumont

L’échec de la sortie du film «Les Visiteurs en Amérique», la comédie de Jean-Marie Poiré avec Christian Clavier et Jean Reno, qui a fait un four aux Etats-Unis, a fait plonger dans le rouge le groupe français de cinéma Gaumont, présidé par Nicolas Seydoux.

Les conséquences de cet échec, enregistrés dans les comptes 2000 de la société à la marguerite, font ressortir une perte nette part du groupe de 437 MF (66,62 M EUR), contre un bénéfice de 58 MF (8,84 M EUR) en 99, selon les résultats arrêtés au 31 décembre 2000, précise un communiqué.

Le chiffre d’affaires consolidé du groupe a reculé de 15,1% sur l’exercice, à 1,559 md FF (240 M EUR). Le chiffre d’affaires de la branche film a reculé de 30,1%, à 591 MF (90,1 M EUR), essentiellement à cause de la diminution du montant des ventes internationales, en dépit des bonnes performances des «Rivières pourpres» de Mathieu Kassovitz, précise le communiqué.

Gaumont a enregistré une perte d’exploitation de 421 MF (64,18 M EUR), contre un bénéfice de 171 MF (26,1 M EUR) lors de l’exercice précédent. Le résultat d’exploitation de la branche film a enregistré une perte de 439 MF (66,9 M EUR), contre une bénéfice de 164 MF (25 M EUR) en 1999. Après l’échec de «Vatel», un autre film à gros budget, c’est un coup dur pour Gaumont dont le chiffre d’affaires des salles françaises progresse de 8%.

Le lancement en septembre 2000 de la carte Le Pass sur la région parisienne, en association avec MK2, a pesé sur le résultat d’exploitation du circuit qui passe de 23 MF (3,5 M EUR) en 1999 à 18MF (2,7 M EUR), indique la société.

Grâce au regroupement, annoncé en décembre dernier, de ses salles avec la société Pathé de Jérôme Seydoux, au sein d’EuroPalaces, le groupe va devenir «le premier circuit en France et en Hollande et un opérateur important en Suisse et en Italie», souligne le communiqué.

Avec un chiffre d’affaires estimé à deux milliards de francs en 2000 et plus de 700 salles en Europe, EuroPalaces «se postionne d’emblée comme un des principaux acteurs européens de son secteur». «Comme les deux circuits sont complémentaires, le projet de rapprochement n’entraîne aucune suppression d’effectifs», précise Gaumont. Le projet de regroupement devrait aboutir au cours de l’été 2001.

En accord avec la future direction d’EuroPalaces, Gaumont a entrepris la construction d’un multiplexe de 12 salles à Talence près de Bordeaux (ouverture fin 2001) et un autre au centre ville de Toulouse (ouverture en 2002) Au chapitre de la production et distribution de films, Gaumont se félicite du succès du «Placard» de Francis Véber, sorti en janvier 2001 qui a attiré plus de 5,3 millions de spectateurs. «J’ai faim», le premier film de Florence Quentin devrait sortir à l’automne 2001.

Deux films sont actuellement en tournage, «Le raid» de Djmal Bensalah, avec Julien Courbey, Josiane Balasko et Gérard Jugnot, et «I am with Lucy» de Ion Sherman, tourné en anglais à New York. Gaumont aujoute qu’il produira une dizaine de films dans les 18 mois qui viennent, à vocation internationale ou plus spécifiquement orientés sur le marché français.

Au cours de l’assemblée générale du 27 juin, le conseil d’administration ne proposera pas de dividende, «compte tenu des résultats de l’exercice et des projets de développement», indique encore Gaumont. (AFP)

Sur le même sujet