Crank 2 : Hight Voltage

Des membres d’une triade volent le super cœur de Chev Chelios, lequel passe le film à essayer de le récupérer.. Mark Neveldine tient la promesse du film d’action pur jus, bourré d’adrénaline mais exempt de réflexion et du potentiel comique d’un” Grindhouse” à la Tarantino, ni son sens de la citation. 1h36.

J.G. (st)
Crank 2 : Hight Voltage
©JUSTIN LUBIN

Chev Chelios est cette fois enlevé par des membres de la triade pour lui voler son super-cœur invincible. Il passe l’entièreté du film à chercher son cher organe, tandis que son cœur artificiel ne cesse d’avoir des défaillances. Toutes les 2 minutes, il doit s’administrer une décharge électrique pour le relancer. C’est dur d’être un dur à cuire "Hyper Tension 2" propose un rythme d’action presque intenable. Chev n’en finit pas de courir, frapper, tirer. Les seules pauses surviennent lorsque le héros débite une de ses répliques méchamment vulgaires. De la vulgarité, "Hyper Tension 2" ne s’en prive d’ailleurs pas. Omniprésence de jeunes femmes dénudées, scènes à la limite de la pornographie dans l’hippodrome, "trivial" est un adjectif qui lui sied à merveille. En même temps, on ne va pas voir ce type de production pour sa distinction et sa galanterie. En ce sens, "Hyper Tension 2" tient la promesse des films d’action pur jus, bourré d’adrénaline et exempt de réflexion. Il fait par ailleurs preuve d’un travail visuel relativement intéressant, en s’inspirant directement de l’esthétique des jeux vidéos. Arrêts photographiques et effet de profondeur en 2 dimensions créent un univers plastique singulier, mais pas suffisant pour le rendre intéressant. Se jouant ouvertement d’un second degré assumé, le film n’a pas le potentiel comique, ni le sens de la citation d’un "Grindhouse" à la Tarantino.