Conan the Barbarian | Conan 3D

Imaginé en 1932 par l’écrivain texan Robert Howard (l’un des inventeurs de l’heroic fantasy), Conan le Barbare a profondément marqué l’imaginaire américain, se déclinant, après la mort de son créateur, en nouvelles, romans, comics Marvel Mais il a fallu attendre 1981 et le film homonyme de John Milius (sur un scénario coécrit avec Oliver Stone) pour que ce personnage s’impose à l’international. Et avec lui un futur gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger Lequel reprendra d’ailleurs le rôle trois ans plus tard dans "Conan le destructeur" de Richard Fleischer, avec moins de succès

H. H.

Imaginé en 1932 par l’écrivain texan Robert Howard (l’un des inventeurs de l’heroic fantasy), Conan le Barbare a profondément marqué l’imaginaire américain, se déclinant, après la mort de son créateur, en nouvelles, romans, comics Marvel Mais il a fallu attendre 1981 et le film homonyme de John Milius (sur un scénario coécrit avec Oliver Stone) pour que ce personnage s’impose à l’international. Et avec lui un futur gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger Lequel reprendra d’ailleurs le rôle trois ans plus tard dans "Conan le destructeur" de Richard Fleischer, avec moins de succès

A l’heure où Hollywood ne jure que par le retour des héros de la pop culture américaine ("Captain America", "Green Lantern" ), tout en n’abandonnant pas sa politique active de remakes (cf. "La planète des singes : les origines"), ce retour à l’écran de Conan apparaît somme toute logique. Mais totalement injustifié au vu du résultat. En effet, cette nouvelle version signée du tâcheron Marcus Nispel - spécialiste du remake de film de genre : on lui devait déjà "Vendredi 13", "Massacre à la tronçonneuse" et même un "Frankenstein" pour la télé - n’apporte absolument rien. Ni au scénario, ni à la vision du personnage, ni à la façon de montrer la violence à l’écran, "Conan" s’inscrivant dans l’esthétisation à outrance de celle-ci façon "Beowulf’, "Les 300", la série "Spartacus"

Sans aucune réflexion sur la violence ou sur la vengeance (pourtant les deux seuls "sujets" du film), "Conan" est une succession interminable de combats sanglants, de scènes de tortures Ça commence d’ailleurs très fort avec un accouchement en plein champ de bataille (il était prédestiné ce petit Conan à être un grand guerrier !). Tout cela en 3D évidemment, même si le relief (qui en manque sacrément) est une fois encore un simple attrape-nigaud. A moins que l’on ne rêve que de découvrir chaque muscle du corps body-buildé et luisant de Jason Momoa (découvert dans un rôle de barbare quasi identique dans la nouvelle série HBO "Game of Thrones"). Les autres passeront leur chemin ou se repasseront l’original. Il y a trente ans, il n’y avait pas de 3D, mais les décors en carton-pâte faisaient plus vrais que cet univers numérique totalement artificiel

Réalisation : Marcus Nispel. Avec Jason Momoa, Ron Perlman, Rose McGowan 1 h 52.