Un sacré grand-père

Rondo" est ce qu’on appelle un film malade. Réalisé en 2008, il arrive seulement sur les écrans. Dès la première scène, on sent qu’il ne va pas bien. Un enfant juif surgit dans un wagon à bestiaux pour se cacher. Le palefrenier le dissimule sous un monceau de paille. Les soldats allemands font irruption, donnent des coups de fourche dans les petits tas, jamais dans le gros. Ça ne fonctionne pas bien. Le gamin sera exfiltré par la Résistance chez son grand-père en Angleterre. On le retrouve ensuite à la Libération, et on se lance alors dans une partie de flash-back qu’on regarde —trop longtemps—, en se demandant mais qui est qui par rapport à quoi ?

F.Ds

Rondo" est ce qu’on appelle un film malade. Réalisé en 2008, il arrive seulement sur les écrans. Dès la première scène, on sent qu’il ne va pas bien. Un enfant juif surgit dans un wagon à bestiaux pour se cacher. Le palefrenier le dissimule sous un monceau de paille. Les soldats allemands font irruption, donnent des coups de fourche dans les petits tas, jamais dans le gros. Ça ne fonctionne pas bien. Le gamin sera exfiltré par la Résistance chez son grand-père en Angleterre. On le retrouve ensuite à la Libération, et on se lance alors dans une partie de flash-back qu’on regarde —trop longtemps—, en se demandant mais qui est qui par rapport à quoi ?

Etant donné le nombre et la qualité des films qui ont abordé le sujet, on s’interroge sur l’angle choisi par Olivier van Malderghem, ce qu’il éclaire, ce qu’il apporte à l’épais dossier. On met du temps à voir venir. En fait, le grand-père, un superexégète des textes anciens, se fout de la guerre comme de sa première kippa. Un jour, un marchand de jouets lui apprend l’existence des camps d’extermination. Là, il en conclut que Dieu est fou.

Le peuple juif est-il encore le peuple élu de Dieu ? Le Messie viendra-t-il quand même ? Autant de questions essentielles à l’intérieur des synagogues, sans doute, mais que le réalisateur ne parvient pas à rendre pertinentes au-delà. Pour les inconditionnels de Jean-Pierre Marielle.

Réalisation et scénario : Olivier van Malderghem. Avec Jean-Pierre Marielle, Aurore Clément 1h45.

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