Carancho

El Carancho, c’est le vautour qui dévore des cadavres dans la pampa. Carancho, c’est le surnom des avocats argentins qui se nourrissent des accidentés de la route, en pompant une partie des indemnisations de l’assurance. Sosa est un de ces salauds, mais il lui reste un peu de conscience. Sa route croise celle d’une urgentiste qui, sirène hurlante, va d’un crash à l’autre. Une existence éprouvante qui s’écroulerait sans l’injection de diverses substances. Soit deux solitaires, qui se disent qu’avec l’aide de l’autre (bras cassé), ils ont une chance, la dernière, de s’en sortir. Révélé à Cannes avec "Leonora", l’histoire d’une femme paumée qui accouchait en prison, y élevait son bébé et trouvait enfin du sens à sa vie, Pablo Trapero aborde ici un thème cousin. Il le traite au ras du bitume, à la limite du reportage, livrant au passage un portrait nerveux de Buenos Aires aux antipodes du tango de carte postale. Soit une histoire d’amour en tôles froissées aux allures de film noir, à moins que ce soit le contraire. La couleur, elle, ne fait pas de doute. Noire comme la nuit dans laquelle sont plongés les formidables Ricardo Darin ("Dans ses yeux") et Martina Gusman ("Leonora"). Réalisation : Pablo Trapero. Avec Ricardo Darin, Martina Gusman 1h47.

F.Ds

El Carancho, c’est le vautour qui dévore des cadavres dans la pampa. Carancho, c’est le surnom des avocats argentins qui se nourrissent des accidentés de la route, en pompant une partie des indemnisations de l’assurance. Sosa est un de ces salauds, mais il lui reste un peu de conscience. Sa route croise celle d’une urgentiste qui, sirène hurlante, va d’un crash à l’autre. Une existence éprouvante qui s’écroulerait sans l’injection de diverses substances. Soit deux solitaires, qui se disent qu’avec l’aide de l’autre (bras cassé), ils ont une chance, la dernière, de s’en sortir. Révélé à Cannes avec "Leonora", l’histoire d’une femme paumée qui accouchait en prison, y élevait son bébé et trouvait enfin du sens à sa vie, Pablo Trapero aborde ici un thème cousin. Il le traite au ras du bitume, à la limite du reportage, livrant au passage un portrait nerveux de Buenos Aires aux antipodes du tango de carte postale. Soit une histoire d’amour en tôles froissées aux allures de film noir, à moins que ce soit le contraire. La couleur, elle, ne fait pas de doute. Noire comme la nuit dans laquelle sont plongés les formidables Ricardo Darin ("Dans ses yeux") et Martina Gusman ("Leonora"). Réalisation : Pablo Trapero. Avec Ricardo Darin, Martina Gusman 1h47.