Ça vampire, critique de "Twilight: Révélation"

2011, fin de franchise. Après Harry Potter, qui a réglé son affaire à Voldemort, Edward le vampire, abstinent, fera-t-il la sienne à Bella la plus sage des teenages ? Insupportable suspense que le distributeur nous a gardé sous le bras jusqu’à mardi matin. Excusez donc, chers lecteurs et (surtout) lectrices, la brièveté de cette bafouille, torchée entre poires (les précités) et bouclage (de ce supplément).

Ça vampire, critique de "Twilight: Révélation"
©Olivier Pirard
A.Lo.

2011, fin de franchise. Après Harry Potter, qui a réglé son affaire à Voldemort, Edward le vampire, abstinent, fera-t-il la sienne à Bella la plus sage des teenages ? Insupportable suspense que le distributeur nous a gardé sous le bras jusqu’à mardi matin. Excusez donc, chers lecteurs et (surtout) lectrices, la brièveté de cette bafouille, torchée entre poires (les précités) et bouclage (de ce supplément).

Donc, c’est l’heure des choses sérieuses : sexe, grossesse et accouchement. On ne dévoile rien : tout est dans les romans de Stephenie Meyer. A la réalisation, Bill Condon, presque bien nommé, fait dans le safe sex : jamais avant le mariage, et même après, ça ressemble à l’éducation sentimentale d’une jeune fille. Les vampires ne sont plus ce qu’ils étaient. Heureusement que ces sauvageons de loups-garous s’énervent quand Bella décide de garder bébé. Car la soap vampirique poursuit sa propagande puritaine, avec un couplet anti-IVG si transparent qu’il en est ridicule. Les acteurs sont au diapason. Robert reste blanc comme un pâtisson. Kirsten fait toujours la gueule. Taylor tombe la chemise dès le prologue et se fait du sourcil après. A eux trois, ils jouent de deux expressions et demie. Allez, les jeunes, plus qu’une fois dormir (debout), et vous pourrez tenter votre chance dans des films de grands, sinon grands.

Réalisation : Bill Condon. Avec Kristen Stewart, Robert Pattinson, Taylor Lautner, 2h10.