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Pauvres Hellènes ! Comme si cela ne suffisait pas que la note de leur patrie soit dégradée, il faut encore qu’Hollywood se paie leur antiquité Depuis "Troie", de Wolfgang Petersen (2004), le péplum, canal mythologique, repointe régulièrement le bout de son glaive : les Spartes de "300", Persée et "Le choc des Titans", ou l’aigle de la "Neuvième légion" C’est au tour de Thésée de rejoindre le panthéon des demi-dieux huileux phagocytés par l’industrie du cinéma. Et la digestion s’est mal passée. Du mythe original, il ne reste que des oripeaux - un bout de Minotaure par-ci, une Pythie par-là Zeus et ses dieux ressemblent à des michés échappés d’un char de la Gay Pride. Mickey Rourke, enfant bâtard d’une serpillère et d’une barrique, torture et étripe gaiement entre deux borborygmes. Freida Pinto, en oracle de Delphes, achève de perdre son pucelage hollywoodien; elle rejoint Stephen Dorff, à peine méditée la thérapie de "Nowhere", au club de la daube. Luke Evans prend du galon, passant d’Apollon ("Le choc des Titans") à Zeus, et Henry Cavill troque les collants des "Tudors" pour la jupette de Thésée, sans gagner en crédibilité (depuis, il a endossé le lycra du nouveau "Superman" : c’est ce qui s’appelle être constant dans l’effort ).

A.Lo.

Immortals

Pauvres Hellènes ! Comme si cela ne suffisait pas que la note de leur patrie soit dégradée, il faut encore qu’Hollywood se paie leur antiquité Depuis "Troie", de Wolfgang Petersen (2004), le péplum, canal mythologique, repointe régulièrement le bout de son glaive : les Spartes de "300", Persée et "Le choc des Titans", ou l’aigle de la "Neuvième légion" C’est au tour de Thésée de rejoindre le panthéon des demi-dieux huileux phagocytés par l’industrie du cinéma. Et la digestion s’est mal passée. Du mythe original, il ne reste que des oripeaux - un bout de Minotaure par-ci, une Pythie par-là Zeus et ses dieux ressemblent à des michés échappés d’un char de la Gay Pride. Mickey Rourke, enfant bâtard d’une serpillère et d’une barrique, torture et étripe gaiement entre deux borborygmes. Freida Pinto, en oracle de Delphes, achève de perdre son pucelage hollywoodien; elle rejoint Stephen Dorff, à peine méditée la thérapie de "Nowhere", au club de la daube. Luke Evans prend du galon, passant d’Apollon ("Le choc des Titans") à Zeus, et Henry Cavill troque les collants des "Tudors" pour la jupette de Thésée, sans gagner en crédibilité (depuis, il a endossé le lycra du nouveau "Superman" : c’est ce qui s’appelle être constant dans l’effort ).

On savait les effets spéciaux numériques pratiques pour démultiplier décors et figurants. Ils servent désormais à copier-coller cadrages et plans. Sans surprise, "300" est allégrement pompé (mêmes producteurs obligent), mais aussi "Le retour du roi", dont la chute de Mordor semble inspirer quelques images de la bataille finale. On a connu le cinéma de Tarsem Singh ("The Cell", "The Fall") plus original. Il n’a plus rien de mortel, encore moins d’immortel.

Réalisation : Tarsem Singh. Avec Henry Cavill, Mickey Rourke, Stephen Dorff, 1h50.

Happy Feet 2 (pas vu)

Retour des pingouins dansants de George Miller dans ce film d’animation en images de synthèse (et en relief). Mumble, roi des claquettes de la banquise, est devenu adulte. Et il est bien embêté : non seulement, il découvre que son rejeton Erik est incapable d’aligner un pas de deux, mais celui-ci succombe au charisme de Sven, un pingouin capable de voler.

Réalisation : George Miller. 1h39.