La daube de la semaine

Il, c’est le beau gosse, rebelle attitude, sûr de lui, qui fait le mannequin pour payer ses sorties en boîte et financer ses parties de poker. Elle, c’est la petite "bourge", toujours en Abercrombie, sauf quand elle monte son cheval.

F.Ds

Il, c’est le beau gosse, rebelle attitude, sûr de lui, qui fait le mannequin pour payer ses sorties en boîte et financer ses parties de poker. Elle, c’est la petite "bourge", toujours en Abercrombie, sauf quand elle monte son cheval.

Renvoyé d’un internat à l’autre, il débarque en pleine année scolaire dans un pensionnat mixte et "chicos" avec le regard sous la mèche, façon Justin Beiber. Toutes les filles crient "Justiiiiin" avec leurs yeux, sauf elle, bien sûr, qui fait comme si André Flahaut venait d’entrer en classe. Notre frimeur lui fait son grand numéro et la mijaurée lui répond en faisant sa chochotte. On est parti pour une enfilade de clichés, il n’en manque pas un. Enfin si, elle est première de classe et elle ne porte pas de lunettes. Mais pour le reste, ils y sont tous : la tirade "romantoc" sous les étoiles, la salve violoneuse et l’accident mortel final - la fille ou le garçon ? - indispensable pour tirer une petite larme bien pourrie et garantir un amour sans taches. Car, comme dirait Martin Veyron, l’amour propre ne le reste jamais très longtemps.

Comme il se doit, Esther Comar et Martin Cannavo se doivent d’afficher des têtes à claques. "Ma première fois" marque les débuts de Marie-Castille Mention-Schaar. Ce serait bête de se lancer dans une deuxième fois, alors qu’on engage chez Abercrombie.

Réalisation scénario [?] : Marie-Castille Mention-Schaar. Avec Esther Comar, Martin Cannavo, Vincent Perez 1h35.