Sentiers battus

Christina, bientôt 30 ans, vit dans la région de Charleroi. Son environnement est du style à alimenter les clichés chers à BDW : diplôme "d’artiste" en poche qui la mène à la case "serveuse de pizzeria", un paternel ex-ouvrier qui ressemble à Roberto D’Orazio (mais oui, c’est bien lui). On voit poindre à l’horizon les regrets d’une vie même pas commencée Heureusement, Christina avait une grand-mère adorée qui vient de lui léguer une bâtisse oubliée, quelque part en Corse. Alors, elle plaque tout - famille, avenir incertain et petit ami indécis - pour un périple "au cul du loup".Le retour aux sources n’est pas affaire neuve, en littérature comme au cinéma. Pierre Duculot signe un premier long métrage qui rebondit sur son court métrage, "Dormir au chaud", rencontre entre une SDF et une vieille fermière. La continuité entre les deux films est renforcée par la présence de Christelle Cornil, "l’ex" d’un certain Ghislain Lambert, que le cinéma belge a un peu scandaleusement négligée depuis.

A.Lo.

Christina, bientôt 30 ans, vit dans la région de Charleroi. Son environnement est du style à alimenter les clichés chers à BDW : diplôme "d’artiste" en poche qui la mène à la case "serveuse de pizzeria", un paternel ex-ouvrier qui ressemble à Roberto D’Orazio (mais oui, c’est bien lui). On voit poindre à l’horizon les regrets d’une vie même pas commencée Heureusement, Christina avait une grand-mère adorée qui vient de lui léguer une bâtisse oubliée, quelque part en Corse. Alors, elle plaque tout - famille, avenir incertain et petit ami indécis - pour un périple "au cul du loup".Le retour aux sources n’est pas affaire neuve, en littérature comme au cinéma. Pierre Duculot signe un premier long métrage qui rebondit sur son court métrage, "Dormir au chaud", rencontre entre une SDF et une vieille fermière. La continuité entre les deux films est renforcée par la présence de Christelle Cornil, "l’ex" d’un certain Ghislain Lambert, que le cinéma belge a un peu scandaleusement négligée depuis.

Réparation est faite : Pierre Duculot offre le film à son actrice principale. Malheureusement, "Au cul du loup" est un peu laborieux, car trop systématique dans son schéma classique : confrontation aux autochtones à l’accent et la fierté rivés au corps, rencontre d’un berger un peu rugueux, découverte d’un secret, rivale allumeuse, tension, puis réconciliation familiale, avec polyphonies folkloriques en prime La mise en scène n’ose pas sublimer son sujet et sortir des sentiers battus. Jamais surpris, on n’est pas épris.

Réalisation et scénario : Pierre Duculot. Avec Christelle Cornil, François Vincentelli, Jean-Jacques Rausin, Roberto D’Orazio, 1h32.