Le fast food de la semaine

Impressionnant, comme acteur chez Solveig Anspach dans "Stormy Weather" et comme réalisateur de "The Sea", l’Islandais Baltasar Kormakur a attiré l’attention des studios américains et s’est laissé envoûter par le chant des sirènes hollywoodiennes. On comprend pourquoi dès le premier plan : le fameux train électrique d’Orson Welles. Kormakur, lui, joue avec deux hélicoptères, un porte-conteneurs, trois hors-bord : c’est spectaculaire, la douane en action. Et ça réveille un gamin sur le bateau qui a juste le temps de jeter son sac de coke par-dessus bord.

F.Ds

Impressionnant, comme acteur chez Solveig Anspach dans "Stormy Weather" et comme réalisateur de "The Sea", l’Islandais Baltasar Kormakur a attiré l’attention des studios américains et s’est laissé envoûter par le chant des sirènes hollywoodiennes. On comprend pourquoi dès le premier plan : le fameux train électrique d’Orson Welles. Kormakur, lui, joue avec deux hélicoptères, un porte-conteneurs, trois hors-bord : c’est spectaculaire, la douane en action. Et ça réveille un gamin sur le bateau qui a juste le temps de jeter son sac de coke par-dessus bord.

Et pendant que les poissons branchiés s’en mettent plein les narines, les dealers menacent notre gamin d’être transformé en sushi s’il ne rembourse pas la marchandise. Il n’a qu’une seule solution, pousser son beau-frère à reprendre du service. Supercontrebandier, Mark Wahlberg, marié à la belle Kate Beckinsale, et père de deux gamins, s’est rangé des combines et gagne sa vie en installant des systèmes d’alarme. Il fait un peu le fâché, mais un peu d’action dans sa vie pépère n’est pas pour lui déplaire. Et, manifestement, il est toujours en condition.

Côté gonflette, il a gardé ses contacts chez les vétés du Limbourg. Coté adrénaline, il te renvoie un faux-monnayeur, trouve un nouveau fournisseur, se transforme en braqueur, tout cela en une heure.

Il est tellement fortiche, il trouve toujours une solution à n’importe quelle complication, que cela finit par créer un problème. On n’arrive pas à s’en faire pour lui. On sait qu’il va s’en sortir. Kormakur a beau s’agiter avec sa caméra, Clinton Shorter pousser la musique à fond, tout cela, c’est du cinéma, mais notre Islandais est perdu pour le 7e art, noyé dans sa daube.

Réalisation : Baltasar Kormakur. Scénario : Aaron Guzikowski, d’après le film "Reykjavik-Rotterdam". Avec Mark Wahlberg, Kate Beckinsale, Ben Foster 1h45.